topblog Ivoire blogs

mercredi, 12 janvier 2011

Urbain Amègbédji à propos de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo :« La..

Urbain Amègbédji à propos de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo :« La méthodologie du gouvernement paraît bancale »
La gestion de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo par le gouvernement était l’un des sujets brûlants de l’actualité nationale abordés ce dimanche sur l’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm. L’invité Urbain Amègbédji, Secrétaire national du Centre Africa obota a déploré les démarches contradictoires adoptées par l’Exécutif dans ce dossier.


« Il n’y a pas de Béninois qui croit que le corps exhumé était celui de Dangnivo », s’est écrié l’invité de « Cartes sur table » mettant ainsi en doute les déclarations de certains officiels disséminées dans l’opinion publique. Il a relevé des contradictions existant entre un communiqué publié par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou et les propos du ministre de la Justice tenus sur les lieux de la découverte macabre à Abomey- Calavi, le lundi dernier. Le Secrétaire national du Centre Africa obota, Urbain Amègbédji a dénoncé cette démarche tout en montrant la nécessité pour le gouvernement de prioriser l’expertise d’un médecin légiste. Pour lui, la méthodologie du gouvernement paraît bancale en ce qu’elle entretient le flou. Et ce flou, à l’entendre, entoure également les aveux qu’aurait faits le présumé meurtrier. « Rien ne nous permet de dire que les déclarations de cette personne sont cohérentes », a-t-il confié. « Au surplus, quels seraient les mobiles de cet acte ? On parle d’une forte somme d’argent. Qui serait l’auteur de cette somme ? Il existe des questions à chaque étape de cette enquête qui restent une nébuleuse à clarifier », a-t-il ajouté. L’invité de Virgile Ahouansè et d’Aziz Koto Chabi a montré par ailleurs que la marche de la société civile du vendredi 1er octobre 2010 avait pour objectif de susciter les réactions du gouvernement sur ces questionnements. « Les manifestations n’ont pas pour rôle d’accuser qui que ce soit. Nous avons simplement voulu réclamer la vérité. Si le médecin légiste commis par le gouvernement dépose son rapport, nous allons l’accepter. Et nous allons demander que la famille du disparu ait le droit de demander une contre- expertise », a-t-il fait savoir. Urbain Amègbédji qui dirige également Fors-Lépi, une organisation non-gouvernementale qui se bat depuis 2008 pour apporter son soutien à la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), a analysé le climat pesant sur la confection de cet outil. Selon lui, cette dernière association a souligné de nombreuses insuffisances à la fin des deux premières phases à savoir, la cartographie censitaire et le recensement porte-à-porte. Des insuffisances qui n’ont pas été toutes prises en compte avant le lancement de la 3ème phase, celle de l’enregistrement biométrique. A l’en croire, même cette partie essentielle du processus connaît déjà de grandes difficultés. Le chronogramme fixé pour l’enregistrement n’est pas assez réaliste, certains kits devant servir à la réussite de l’opération sont inefficaces. A tous ces problèmes, on doit ajouter les inondations qui ont provoqué la suspension des opérations dans certaines communes de l’Ouémé/Plateau. Le président de Fors-Lépi a aussi évoqué des guerres de chiffres entre la Cps-Lépi et la Miréna par rapport à l’estimation des populations dans certaines localités qui ne contribueraient pas à la fiabilisation des résultats des opérations. L’autre question non moins importante à laquelle il a donné des approches de solutions, est celle de l’utilisation de la Lépi en mars prochain. A l’entendre, une lecture croisée de la Constitution et de la loi n° 2009-10 du 13 mai 2009 montre que pour servir d’instrument d’organisation des élections en 2011, la Lépi doit être confectionnée le 05 janvier 2011 au plus tard. Ce qui n’est pas évident vu les différentes tâches qui restent encore à accomplir. Mais quoi qu’il en soit, a précisé l’invité, on ne repoussera jamais les élections. Fors-Lépi entend se battre aux côtés d’autres forces de la société civile pour faire respecter ce rendez-vous constitutionnel. D’ailleurs, son président a annoncé qu’elle ne fera pas partie des membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena). « Nous ne voulons plus envoyer un de nos membres à la Cena. Nous avons créé la Commission électorale citoyenne alternative (Ceca) pour rester à la touche et bien suivre le processus électoral », a-t-il fait comprendre.

« C’est scandaleux que le Conseil des ministres menace les journalistes »
L’acteur de la société civile a enfin désapprouvé les restrictions qui sont de plus en plus portées aux libertés publiques au Bénin. Il a notamment qualifié de dérives, les dernières décisions prises en Conseil des ministres par le gouvernement qui, selon lui, ont simplement pour objectif d’intimider les journalistes. « C’est scandaleux que le Conseil des ministres menace à mots voilés les journalistes », a-t-il laissé entendre. Il a déploré aussi les violations de la liberté d’expression sur la télévision nationale en mettant en exergue la suspension de l’émission « Entre-nous ». Cette émission n’est plus en effet diffusée depuis quelques semaines sur l’Ortb, alors qu’il existe un contrat entre cette télévision et le Centre Africa Obota qui en est le concepteur. Urbain Amègbédji qui a témoigné du professionnalisme dont font preuve les animateurs de l’émission depuis 16 ans, a promis d’attraire l’Ortb en justice.

Allégresse Sassé (Coll)
Journal LE MATINAL 04/10/10modules.php?name=News&file=article&sid=4966&mode=thread&order=0&thold=0

19:10 Écrit par Kpanou dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.