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mardi, 22 mars 2011

Nouvelles frappes sur la Libye, dont à Tripoli

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Photo: AFP/Giovanni Marino

Un Eurofighter Typhoon décollant de la base de Gioia del Colle.

Au troisième jour de l'intervention de la coalition internationale en Libye, la télévision d'État libyenne a affirmé lundi soir que la capitale avait essuyé de nouvelles frappes aériennes de la part de l'« ennemi croisé ».

Les médias internationaux ont en outre rapporté que des tirs de la défense anti-aérienne libyens avaient été entendus quelques heures après la tombée de la nuit.

Ils ont également fait d'état d'explosions près de la résidence du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, dans le sud de Tripoli. La nuit précédente, des missiles ont détruit un bâtiment administratif à l'intérieur de ce complexe résidentiel. La coalition affirme que la cible était un centre « de commandement et de contrôle » des loyalistes.

Un porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a par ailleurs soutenu que la ville de Sebha, fief de la tribu du colonel Mouammar Kadhafi, à 750 kilomètres au sud de Tripoli, avait elle aussi été bombardée. Il a également affirmé qu'« un petit port de pêche » à quelque 25 kilomètres à l'ouest de la capitale avait aussi été bombardé.

Des Libyens observent les dégâts causés par les frappes aériennes contre l'armée libyenne à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Benghazi.

Photo: AFP/Patrick Baz

Des Libyens observent les dégâts causés par les frappes aériennes contre l'armée libyenne à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Benghazi.

Selon le porte-parole, les attaques menées depuis samedi sur « Tripoli, Zouara, Misrata, Syrte et Sebha » ont fait « plusieurs victimes » parmi les civils.

Selon des témoins cités par l'AFP, une base de la marine libyenne à Boussetta, située à 10 km à l'est de Tripoli, a elle aussi été touchée par des bombardements.

Aucune frappe n'avait cependant été rapportée pendant la journée. La coalition, menée par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, a toutefois effectué quelque 80 sorties dans l'espace aérien libyen. L'Italie, le Danemark et l'Espagne ont participé aux opérations, et le Canada ainsi que la Belgique se sont joints aux forces de la coalition lundi.

remière mission pour les CF-18 Canadiens

Des avions de chasse canadiens CF-18 ont fait leur première sortie au-dessus de la Libye lundi. Le ministre de la Défense, Peter MacKay, vient de le confirmer à Ottawa, en précisant que les appareils étaient en mission d'accompagnement.

Le ministre MacKay a dit que le Canada allait continuer à appuyer la coalition internationale mise sur pied par l'ONU. Quelque 380 militaires canadiens sont dans la région, soit à bord du navire Charlottetown, soit avec la flotte aérienne des CF-18, pour participer au maintien de la zone d'exclusion aérienne.

La coalition a entamé des bombardements d'objectifs militaires par air et par mer samedi après l'adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée jeudi, qui autorise l'utilisation de la force pour protéger les civils. Elle montre cependant déjà des signes de division.

Les violences continuent sur le terrain

Des combats ont par ailleurs été rapportés dans la ville de Misrata, située 200 km à l'est de Tripoli.

Moussa Ibrahim a affirmé que la ville avait été « libérée il y a trois jours », mais que les forces du régime y recherchaient toujours des « éléments terroristes ».

Un porte-parole des rebelles et une source médicale dans la ville ont de leur côté affirmé que les tirs des forces fidèles au dirigeant libyen y avaient tué au moins 40 personnes en plus de faire plus de 300 blessés. Les rebelles ont indiqué qu'elles avaient tiré sur des civils désarmés et qu'ils rassemblaient des habitants des villes voisines à Misrata pour former un bouclier humain contre les raids aériens occidentaux.

Un habitant a par ailleurs affirmé par téléphone à l'agence Reuters que des soldats pro-Kadhafi en tenue civile se trouvaient dans le centre de la ville, lundi, et que des blindés encerclaient la ville. L'accès à l'eau aurait été coupé.

Il est impossible de vérifier toutes ces informations auprès de sources indépendantes, les journalistes n'ayant pas accès à Misrata, située entre Tripoli et Syrte, deux villes qui sont sous contrôle ferme des loyalistes.

Les forces fidèles au colonel Kadhafi et les insurgés de l'est du pays ont par ailleurs croisé le fer dans la ville d'Ajdabiya, située à environ 160 kilomètres au sud de Benghazi. Selon Al-Jazira, les forces gouvernementales contrôleraient toujours les accès est et ouest de la ville.

L'Agence France-Presse avait rapporté plus tôt dans la journée que des centaines de rebelles armés de roquettes Katioucha et de batteries antiaériennes montées sur des camions s'étaient avancés aux portes d'Ajdabiya.

L'agence rapporte que des dizaines de chars détruits par les frappes aériennes pouvaient être aperçus le long de la route entre Ajdabiya et Benghazi, berceau du mouvement de contestation visant le colonel Kadhafi.

Carte de la Libye

Carte de la Libye

Journalistes disparus et libérés

Couvrir la guerre civile en Libye est un métier périlleux. Un journaliste de l'AFP, Dave Clark, un photographe de l'agence Roberto Schmidt, et un collègue de Getty Images, Joe Raedle, n'ont donné aucune nouvelle depuis vendredi soir, alors qu'ils se trouvaient dans la région de Tobrouk, dans l'est du pays.

Par ailleurs, quatre journalistes du New York Times ont été libérés. Ils se trouvent à l'ambassade de Turquie à Tripoli, a confirmé lundi le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. Ils devaient quitter le pays incessamment.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Reuters et Al-Jazira

15:21 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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