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vendredi, 25 mars 2011

La CEDEAO veut que l'ONU autorise une intervention militaire en Côte d'Ivoire

Les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) vont demander aux Nations unies un mandat pour intervenir militairement en Côte d'Ivoire.

Des jeunes partisans de Laurent Gbagbo recevaient un entraînement de type militaire, mercredi, à Abidjan.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Emanuel Ekra

Des jeunes partisans de Laurent Gbagbo recevaient un entraînement de type militaire, mercredi, à Abidjan.

C'est ce qu'a annoncé jeudi le président de la Commission de la CEDEAO, James Victor Gbeho, qui a précisé que cette intervention militaire n'aurait lieu qu'en « dernier recours ».

Selon des diplomates présents à la rencontre de la CEDEAO consultés par Reuters, l'objectif de cette demande serait de donner plus de pouvoirs à la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) afin qu'elle puisse mieux protéger les civils.

À Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a aussi appelé les Casques bleus à « jouer leur rôle » en Côte d'Ivoire.

« Ils ont le droit d'utiliser la force non seulement pour se défendre, mais pour arrêter les combats et je demande au secrétaire général des Nations unies, comme je l'ai demandé au directeur des opérations militaires de l'ONU, de faire en sorte que l'ONUCI joue son rôle », a-t-il dit.

La Côte d'Ivoire vit une grave crise politique depuis la présidentielle de novembre 2008, censée être le point d'orgue d'un processus parrainé par l'ONU pour mettre un terme à une longue crise menaçant de déboucher sur la partition du pays.

Le président sortant Laurent Gbagbo affirme être le véritable vainqueur du scrutin, et continue d'exercer le pouvoir. La communauté internationale reconnaît plutôt la victoire de son adversaire, Alassane Ouattara. Ce dernier demeure retranché avec des proches dans l'Hôtel du Golf, à Abidjan.

Selon l'ONUCI, les violences postélectorales en Côte d'Ivoire ont fait 52 morts au cours de la dernière semaine, dont sept femmes et cinq enfants. Cela porte le bilan à 462 victimes depuis la présidentielle, des civils pour la plupart.

L'ONUCI accuse les forces pro-Gbagbo d'avoir utilisé des armes lourdes, dont des mitrailleuses, des lance-roquettes et des mortiers, contre les civils. Le gouvernement de Gbagbo rejette ces accusations et accuse l'ONUCI et les représentants de l'ONU de prendre fait et cause pour les « rebelles » qui, dit-il, tentent de le renverser.

14:14 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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