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vendredi, 25 mars 2011

Supposée confusion dans les chiffres de la Cena et de la Cour :Joseph Gonlonfoun fait des mises au point

La Commission électorale nationale autonome (Cena) a par la voix de son président, éclairé l’opinion publique sur des informations qui faisaient état de confusion dans les chiffres relatifs aux inscrits à la présidentielle, communiqués par l’institution et ceux de la Cour constitutionnelle... Joseph Gnonlonfoun a démenti toute dissonance dans les chiffres querellés au cours de la conférence de presse qu’il a animée hier au siège de la Cena. « Nous avions (Cena et Cour constitutionnelle Ndlr) exactement les mêmes données », a-t-il d’abord souligné. « Dans ma communication sur les tendances, les opérateurs technologiques ont mis à la disposition de la Cena le chiffre atteint dans la compilation à ce taux de traitement. Au fur et à mesure, ce chiffre progresse lorsqu’on avance dans le traitement. Donc au temps T, le chiffre peut être 2, au temps 4, le chiffre peut être 6 parce qu’il y a une progression. Il ne faudrait pas confondre ce chiffre lié au taux de dépouillement avec le taux total d’inscrits qui est de 3.670.558 », a-t-il expliqué. Le président Joseph Gnonlonfoun s’est également prononcé sur plusieurs autres points liés au déroulement de la présidentielle. En effet, en ce qui concerne le vote par dérogation, il a précisé de nombreuses difficultés ont rendu complexe la mission de la Cena. « A quelques jours du scrutin, nous avons constaté qu’il y a des citoyens qui détenaient des cartes d’électeur alors que leurs noms ne figuraient pas sur les listes d’émargement. D’autres avaient le nom sur les listes, mais n’avaient pas leurs cartes d’électeur. Ces problèmes sont dus, au niveau de la Cps/Mirena, aux pannes d’électricité lors du transfert de données du serveur central soit au serveur destiné à imprimer les cartes, soit au serveur destiné à imprimer les listes », a déclaré le président de la Cena. Par ailleurs, a-t-il informé, plus de 70 kits étaient bloqués et les données qu’ils contenaient n’avaient pu être transférées dans le serveur central. Les personnes concernées n’avaient ni cartes, ni leurs noms sur aucune liste mais détenaient leurs récépissés d’enregistrement. « Il était donc important de trouver un mécanisme pour faire voter toutes ces personnes » a confié Joseph Gnonlonfoun avant de poursuivre : « Il s’est ajouté à cela le règlement de tous ceux qui ont été enrôlés grâce à la loi spéciale d’habilitation du 4 mars 2011 ». Cette catégorie de citoyens a été autorisée, à en croire ses dires, sur proposition de la Cps-Lépi et de la Mirena à voter par dérogation. La même solution a été adoptée par rapport aux électeurs s’étant retrouvés à plus de 3 Km de leur lieu habituel de vote et des villages complètement omis. Evoquant les problèmes des supposés bureaux de vote fictifs, le président a fait savoir que la résolution des difficultés sus énumérées implique la génération de nouveaux bureaux de vote pour permettre l’expression des suffrages le plus largement possible. « Il ne s’agissait donc pas de bureaux de vote fictifs, mais des bureaux où il y a des électeurs qui ont réellement voté », a-t-il assuré.

Allégresse Sassé

Écrit par Le Matinal du 25/03/2011

14:38 Écrit par Kpanou dans Le BENIN dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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