topblog Ivoire blogs

mardi, 09 août 2011

la LIBYE

La Libye


La Libye n'a pas échappé au vent de révolte qui souffle sur le monde arabe. Après la Tunisie, petite voisine de l'ouest, et l'Égypte, la grande voisine de l'est, les Libyens ont entrepris à leur tour de contester leur guide, Mouammar Kadhafi.

D'abord, l'appel à la protestation lancé a convaincu de nombreux citoyens de manifester leur colère contre le régime, à Benghazi, la deuxième ville du pays, ainsi que dans d'autres localités.

Mais la contre-offensive des autorités a été violente et la réponse de Kadhafi, cinglante. Dans son premier discours à la nation, Kadhafi a refusé de partir et a menacé de peine de mort les manifestants. Dans une autre adresse, il a accusé Al-Qaïda d'être derrière le soulèvement populaire.

L'opposition s'étant tout de même organisée, l'est du pays est passé sous le contrôle des opposants. Devant l'évolution rapide de la situation, Kadhafi a armé ses partisans. Les combats font rage depuis la fin février, chaque clan essayant de faire avancer ses positions.

La situation humanitaire est particulièrement catastrophique à Misrata. La troisième ville du pays, seul point dans l'ouest toujours aux mains des insurgés, est assiégée par les forces kadhafistes depuis deux mois.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté le 17 mars une résolution visant à protéger les civils libyens. La résolution comprend la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et prévoit le recours à « toute mesure nécessaire », mais exclut toute force d'occupation du sol libyen.

Une semaine après ce vote, les pays de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) se sont mis d'accord pour assurer le commandement des opérations militaires de la coalition internationale en Libye. Certains pays membres de la coalition ont parlé de fournir des armes aux rebelles. L'OTAN a cependant rejeté la proposition.

Près d'un mois plus tard toutefois, Londres a affirmé vouloir dépêcher des conseillers militaires à Benghazi afin de venir en aide au Conseil national de transition (CNT), qui agit à titre de gouvernement provisoire des rebelles. La France a elle aussi promis de l'aide aux rebelles, après avoir reçu à l'Élysée le président du CNT, Moustapha Abdeljalil.

Quant au chef de la diplomatie libyenne, il a affirmé que le régime du colonel Kadhafi est disposé à tenir des élections dans les six mois suivant la fin des bombardements alliés.

L'étincelle

Les manifestations en Libye ont commencé en raison notamment de l'arrestation de l'avocat Fethi Trabel, qui défend les familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade à la prison d'Abou Salim.
L'ONG Human Rights Watch affirme qu'au moins 1200 prisonniers avaient été tués par les forces de l'ordre dans des circonstances qui restent obscures.

Situation politique : La Libye est gouvernée d'une main de fer et à coup de pétrodollars par le colonel Kadhafi depuis 1969, à la suite d'un coup d'État. Le dirigeant libyen est le plus ancien dirigeant arabe en poste (41 ans).


Répression et étouffement de toute expression sont les deux instruments de gestion du régime libyen.

De plus, le leader libyen, 68 ans, est soupçonné de « tentation dynastique ». Son fils, Seif Al-Islam, est de plus en plus présent, aussi bien sur la scène nationale que sur la scène internationale.

Devenu populaire auprès de la jeunesse, Seif Al-Islam a entamé une réflexion sur des réformes menant à davantage de démocratie. Cependant, rien de tangible n'a vu le jour.

Les acteurs politiques

L'opposition libyenne agit dans la clandestinité au pays, mais elle est également présente à l'étranger, notamment à Londres et à Genève.

Dans le large spectre de l'opposition libyenne, on retrouve aussi bien des islamistes que des nationalistes et des monarchistes, ainsi qu'un courant démocratique.

Les manoeuvres du régime

Conscientes du risque de propagation de la révolte en Libye, les autorités ont pris les devants en annonçant au cours du mois de février des réformes institutionnelles, sans toutefois en préciser la nature.

Le régime a aussi libéré 110 prisonniers islamistes du Groupe islamique de combat libyen.

 

13:56 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.