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mardi, 09 août 2011

L'Italie fait la guerre aux "parasites humains" coupables d'évasion fiscale

Le fisc italien a lancé lundi 8 août une campagne publicitaire à la télévision pour dénoncer les "parasites humains" coupables d'évasion fiscale afin de collecter davantage d'impôts dans un pays rattrapé par la crise de la zone euro en raison de son énorme dette.

L'un des spots publicitaires montre en enfilade les photos de parasites du poisson, du chien et vivant aux dépens d'autres animaux avant de s'arrêter sur le visage d'un homme à la barbe mal taillée avec l'inscription "parasite humain".

L'annonce se termine par un appel en lettres majuscules : "vivre sur l'argent des autres nuit à tout le monde. Lutter contre l'évasion fiscale est dans votre intérêt". Un dernier panneau indique : "si tout le monde paye ses impôts, les impôts seront redistribués à tout le monde".

L'agence pour les recettes a indiqué qu'elle comptait collecter 11 milliards d'euros sur toute l'année 2011, soit un milliard de plus que l'an passé. Dans sa chasse aux fraudeurs, le fisc effectuera des contrôles systématiques pendant tout l'été en visant en particulier les établissements balnéaires, les propriétaires de yacht et les célébrités.

Les experts estiment que les Italiens omettent de déclarer au fisc des sommes énormes équivalent chaque année à environ 8 % du PIB. La dette italienne représente 120 % du PIB.

source lemonde.fr

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/08/l-italie-fait-la-guerre-aux-parasites-humains-coupables-d-evasion-fiscale_1557485_3214.html

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Un écrasement d'avion fait 11 morts en Russie

Région de Magadan en Russie

Onze personnes ont perdu la vie mardi lorsque l'avion dans lequel elles se trouvaient s'est écrasé au nord-est de la Russie, selon ce que rapporte un responsable des transports à l'agence officielle russe Ria Novosti.

L'avion de transport s'apprêtait à effectuer un atterrissage d'urgence quand les contrôleurs aériens ont perdu sa trace.

Une équipe de secours a été dépêchée sur place pour retrouver les passagers. La carcasse de l'appareil a finalement été repérée dans une zone difficile d'accès, à 200 kilomètres du plus proche village.

L'appareil est un vieil Antonov-12 de l'ère soviétique datant de 1963. Une enquête a été ouverte pour déterminer s'il y a eu manquement aux règles de sécurité.

Radio-Canada.ca avecReuters

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Troisième nuit d'émeutes à Londres, les violences s'étendent

Un policier se tient devant un véhicule en flammes à Croydon, au sud de Londres, le 8 août.

Photo: AFP/CARL DE SOUZA

Un policier se tient devant un véhicule en flammes à Croydon, au sud de Londres, le 8 août.

Les émeutes se poursuivent pour une troisième nuit à Londres, s'étendant maintenant à plusieurs quartiers de la capitale ainsi qu'aux villes de Birmingham, Liverpool et Bristol.

Dans la nuit de lundi à mardi, les violences s'étaient étendues aux secteurs de Clapham Junction, au sud-ouest de Londres, à Woolwich, au sud-est et à Ealing, à l'ouest. Le secteur de Camden, situé juste au nord du centre-ville était aussi en proie à des violences.

Plus tôt lundi, des pillages et des confrontations avec la police se sont produits dans les banlieues de Hackney, au nord-est de la ville, ainsi qu'à Lewisham, Peckham et Croydon plus au sud.

Dans le quartier de la gare ferroviaire Hackney Central, des jeunes ont brisé des vitres de magasins et incendié des véhicules.

On pouvait voir en début de soirée sur les ondes de la chaîne Skynews un immense brasier dans le quartier de Peckham. Un autre incendie important s'est déclaré à Croydon, où un bloc de plusieurs bâtiments était en feu.

Par ailleurs, des magasins ont été pillés dans la ville de Birmingham, au nord de Londres, portant les émeutes pour la première fois à l'extérieur de la capitale. Les autorités ont plus tard rapporté des désordres à Liverpool, au nord-ouest du pays, et à Bristol, à l'ouest.

Selon les autorités policières, des jeunes, souvent cagoulés ou masqués, seraient pour la plupart à l'origine de ces désordres.

Quelque 340 personnes ont été arrêtées depuis le début des violences à Londres et à Birmingham, selon les autorités.

Un émeutier blessé est transporté vers l'ambulance, menottes au poing.

Photo: AFP/Leon Neal

Un émeutier blessé est transporté vers l'ambulance, menottes au poing.

Le premier ministre Cameron écourte ses vacances

La police métropolitaine de Londres a appelé tous les habitants à rentrer chez eux tandis que le vice-premier ministre Nick Clegg a qualifié ces événements « d'inacceptables ». « Ce sont des vols et des violences gratuits et opportunistes, ni plus ni moins », a-t-il déclaré.

Le premier ministre David Cameron a annoncé qu'il interrompait ses vacances en Toscane afin de rentrer à Londres pour y tenir une réunion de crise mardi.

Il avait été précédé en cela par le maire de Londres, Boris Johnson, et la ministre de l'Intérieur Theresa May, qui ont aussi écourté leurs vacances afin de regagner la capitale et y tenir des consultations avec les responsables de la police.

La police a fait état de 35 blessés parmi ses rangs lundi, dont trois policiers qui ont été percutés par un véhicule alors qu'ils tentaient de procéder à des arrestations.

Dimanche, neuf membres des forces de l'ordre avaient été blessés au cours d'incidents avec des manifestants.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Londres a connu ses pires émeutes depuis des années.

Des affrontements ont éclaté près d'un commissariat de Tottenham, dans la foulée d'une manifestation réclamant que justice soit faite après la mort d'un homme de 29 ans. Tottenham, un quartier multiethnique et défavorisé, connaît des tensions raciales depuis des décennies.

Le décès de Mark Duggan, tué jeudi lors d'une fusillade impliquant des policiers, fait l'objet d'une enquête pour déterminer l'origine des tirs.

Les pompiers tentent d'éteindre un incendie dans le quartier de Croydon.

Photo: AFP/Carl de Souza

Les pompiers tentent d'éteindre un incendie dans le quartier de Croydon.

Radio-Canada.ca avecAssociated Press, Reuters et BBC

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la LIBYE

La Libye


La Libye n'a pas échappé au vent de révolte qui souffle sur le monde arabe. Après la Tunisie, petite voisine de l'ouest, et l'Égypte, la grande voisine de l'est, les Libyens ont entrepris à leur tour de contester leur guide, Mouammar Kadhafi.

D'abord, l'appel à la protestation lancé a convaincu de nombreux citoyens de manifester leur colère contre le régime, à Benghazi, la deuxième ville du pays, ainsi que dans d'autres localités.

Mais la contre-offensive des autorités a été violente et la réponse de Kadhafi, cinglante. Dans son premier discours à la nation, Kadhafi a refusé de partir et a menacé de peine de mort les manifestants. Dans une autre adresse, il a accusé Al-Qaïda d'être derrière le soulèvement populaire.

L'opposition s'étant tout de même organisée, l'est du pays est passé sous le contrôle des opposants. Devant l'évolution rapide de la situation, Kadhafi a armé ses partisans. Les combats font rage depuis la fin février, chaque clan essayant de faire avancer ses positions.

La situation humanitaire est particulièrement catastrophique à Misrata. La troisième ville du pays, seul point dans l'ouest toujours aux mains des insurgés, est assiégée par les forces kadhafistes depuis deux mois.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté le 17 mars une résolution visant à protéger les civils libyens. La résolution comprend la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et prévoit le recours à « toute mesure nécessaire », mais exclut toute force d'occupation du sol libyen.

Une semaine après ce vote, les pays de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) se sont mis d'accord pour assurer le commandement des opérations militaires de la coalition internationale en Libye. Certains pays membres de la coalition ont parlé de fournir des armes aux rebelles. L'OTAN a cependant rejeté la proposition.

Près d'un mois plus tard toutefois, Londres a affirmé vouloir dépêcher des conseillers militaires à Benghazi afin de venir en aide au Conseil national de transition (CNT), qui agit à titre de gouvernement provisoire des rebelles. La France a elle aussi promis de l'aide aux rebelles, après avoir reçu à l'Élysée le président du CNT, Moustapha Abdeljalil.

Quant au chef de la diplomatie libyenne, il a affirmé que le régime du colonel Kadhafi est disposé à tenir des élections dans les six mois suivant la fin des bombardements alliés.

L'étincelle

Les manifestations en Libye ont commencé en raison notamment de l'arrestation de l'avocat Fethi Trabel, qui défend les familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade à la prison d'Abou Salim.
L'ONG Human Rights Watch affirme qu'au moins 1200 prisonniers avaient été tués par les forces de l'ordre dans des circonstances qui restent obscures.

Situation politique : La Libye est gouvernée d'une main de fer et à coup de pétrodollars par le colonel Kadhafi depuis 1969, à la suite d'un coup d'État. Le dirigeant libyen est le plus ancien dirigeant arabe en poste (41 ans).


Répression et étouffement de toute expression sont les deux instruments de gestion du régime libyen.

De plus, le leader libyen, 68 ans, est soupçonné de « tentation dynastique ». Son fils, Seif Al-Islam, est de plus en plus présent, aussi bien sur la scène nationale que sur la scène internationale.

Devenu populaire auprès de la jeunesse, Seif Al-Islam a entamé une réflexion sur des réformes menant à davantage de démocratie. Cependant, rien de tangible n'a vu le jour.

Les acteurs politiques

L'opposition libyenne agit dans la clandestinité au pays, mais elle est également présente à l'étranger, notamment à Londres et à Genève.

Dans le large spectre de l'opposition libyenne, on retrouve aussi bien des islamistes que des nationalistes et des monarchistes, ainsi qu'un courant démocratique.

Les manoeuvres du régime

Conscientes du risque de propagation de la révolte en Libye, les autorités ont pris les devants en annonçant au cours du mois de février des réformes institutionnelles, sans toutefois en préciser la nature.

Le régime a aussi libéré 110 prisonniers islamistes du Groupe islamique de combat libyen.

 

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Braquage avorté près d'Aubagne

Un commando a tenté, dans la nuit de lundi à mardi, de s'en prendre à un centre-fort de Gémenos (Bouches-du-Rhône), déjà visé par le passé, avant d'être mis en fuite par les gendarmes après une fusillade.

L'échange de tirs, qui n'a pas fait de blessé, a eu lieu vers 3 h 30-4 heures aux abords de la société de transport de fonds Sazias, dans la zone industrielle de Gémenos, non loin de Marseille, a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.

Peu de temps avant, une patrouille du peloton d'intervention (PSIG, peloton de surveillance et intervention de la gendarmerie) s'était "aperçue de la présence devant la gendarmerie de tridents qui paraissaient très suspects. Un des gradés a alors pensé à une attaque possible du centre-fort de Gémenos", a expliqué M. Dallest.

L'entrée du bâtiment, où la société de convoyage de fonds aubagnaise entrepose de l'argent avait été cadenassée par une lourde chaîne qui empêchait la sortie de tout véhicule, selon une source proche de l'enquête. Quelques minutes après leur arrivée sur le site, les gendarmes tombaient sur une douzaine d'individus munis d'armes de guerre, qui ont ouvert le feu, auquel les militaires ont répliqué, selon la même source. La fusillade, peu nourrie, a duré moins d'une minute, avant que les assaillants, manifestement aguerris, rebroussent chemin.

 

TECHNICITÉ ET PROFESSIONNALISME

Sept véhicules utilisés par les malfaiteurs, dont un fourgon et des berlines rapides, ont été retrouvés incendiés dans les environs d'Aubagne. Selon une source proche de l'enquête, cette attaque spectaculaire et très organisée a été menée avec "technicité et professionnalisme".

Préalablement, les assaillants avaient aussi semé des clous et croisillons sur plusieurs kilomètres de routes de cette partie du département, a précisé la même source, relevant que communes et voiries environnantes devaient être alertées. Ils auraient également crevé les pneus d'un véhicule de la police municipale, a indiqué le procureur.

La police judiciaire, déjà en charge de plusieurs affaires de ce type, a été saisie du dossier.
Le centre-fort de la société Sazias à Gémenos avait déjà été visé dans le passé, notamment le samedi 22 septembre 2007 quand vers 6 heures dix millions d'euros avaient été volés lors d'un braquage à l'explosif mené par un commando puissamment armé et bien renseigné.

source lemonde.fr

 

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mardi, 29 mars 2011

Le gouvernement syrien remet sa démission

Manifestation pro-régime à Damas

Photo: AFP/ANWAR AMRO

Manifestation pro-régime à Damas

Le gouvernement syrien a remis sa démission au président, un geste du régime qui vise à calmer la contestation populaire qui secoue le pays depuis deux semaines.

Selon le conseiller principal du président, Bachar al-Assad pourrait aussi annoncer d'ici peu la levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, qui interdit toute manifestation d'opposition au régime, ainsi que la fin d'une série de restrictions aux droits civiques.

Le président devrait faire une allocution publique mercredi.

La démission du gouvernement survient alors que des dizaines de milliers de partisans du régime manifestent dans les rues de Damas et de plusieurs autres villes du pays à l'appel des autorités.

Fonctionnaires et membres des syndicats contrôlés par le parti Baas au pouvoir brandissent des portraits du président Bachar al-Assad, attaquant à coup de slogans les contestataires qui demandent une démocratisation du régime.

La répression exercée par le régime contre les manifestants depuis deux semaines a fait une soixantaine de morts, selon Human Rights Watch. Les opposants au régime font état de leur côté de 130 morts, contre 30, selon les autorités.

Des réformes à la portée critiquée

Les critiques du régime doutent que le régime veuille rétablir les libertés publiques. Elles estiment que, pour être effective, la levée de l'état d'urgence devrait s'accompagner du démantèlement de la Cour de sûreté de l'État et d'autres institutions qui constituent l'appareil répressif du régime.

Mais, là encore, les critiques estiment que la mesure serait de peu d'effet, l'essentiel du pouvoir se trouvant entre les mains du président et de son entourage, issus de la minorité alaouite.

L'instabilitcroissante en Syrie pourrait avoir un impact sur la région, Damas étant le principal allié de Téhéran au Proche-Orient. La Syrie est aussi fortement impliquée dans la politique intérieure du Liban voisin.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press et Reuters

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«Stoppez votre offensive barbare», déclare Kadhafi

Le colonel Mouammar Kadhafi exhorte les dirigeants politiques de la coalition internationale qui frappe son pays depuis 10 jours à mettre fin à leur intervention « barbare et maléfique » en Libye, une opération qu'il assimile aux campagnes de Hitler lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Des enfants libyens jouent dans un tank abandonné à Benghazi.

Photo: AFP/Mahmud Hams

Des enfants libyens jouent dans un tank abandonné à Benghazi.

« Stoppez votre offensive barbare et injuste contre la Libye », a plaidé Kadhafi dans un message publié par l'agence officielle Jana, pendant que se tient une rencontre réunissant les dirigeants politiques de la coalition et d'autres organisations internationales à Londres.

« Laissez la Libye aux Libyens, vous êtes en train de vous livrer à une opération d'extermination d'un peuple en sécurité et de détruire un pays en développement », a affirmé le dirigeant libyen, qui dirige le pays d'une main de fer depuis 1969, mais dont le pouvoir est fortement contesté depuis la mi-février.

Sur le terrain, les positions des forces loyalistes ont continué d'être bombardées par la coalition internationale à différents endroits, dont Mezda, Gharyan, Sorman et Tajoura, selon plusieurs sources. L'agence Jana affirme que Sebha, fief de la tribu des Kadhadfa, dont est issu Kadhafi, a aussi été frappée.

La rébellion affirme que Gharyan et Mezda sont des bases arrière utilisées par les forces pro-Kadhafi dans la région d'Al-Jabal Al-Gharbi, notamment dans le cadre des offensives contre Zenten et Yefren, deux villes détenues par les insurgés.

Au sol, les rebelles demeuraient coincés vers midi aux environs de Ben Jawad. Lundi, les insurgés ont dit avoir pris Nofilia et Harawa, deux villages, sur la route menant à Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. Leur avancée a toutefois été stoppée à une soixantaine de kilomètres de cette municipalité de 120 000 habitants.

Selon Al-Jazira, des tirs de mortiers s'abattent mardi sur Ben Jawad, et les forces rebelles prennent la fuite vers l'est. La chaîne qatariote a montré des images de camionnettes fuyant la ville en toute hâte.

Un porte-parole de la rébellion affirme par ailleurs que les forces loyalistes avancent à coups d'obus de chars dans la ville portuaire de Misrata, à environ 200 km à l'est de Tripoli. « Le massacre qui a été évité à Benghazi grâce à l'intervention des forces de la coalition va être perpétré à Misrata », a-t-il dit.

Selon lui, « contrairement à ce qui s'est passé à Benghazi, les avions de la coalition n'ont pas tiré sur les chars qui sont déjà à l'intérieur de la ville, par crainte de faire des victimes parmi les civils ».

Misrata, troisième ville du pays, vit une « situation humanitaire catastrophique », ajoute-t-il.

Un médecin de l'hôpital de Misrata affirme que 142 personnes ont été tuées et 1400 autres blessées, dont 90 gravement, dans l'offensive des forces loyalistes contre la ville. Selon lui, un bateau turc viendra récupérer une cinquantaine de blessés mardi.

En matinée, l'armée américaine a fait savoir que des avions et un navire de guerre américains ont attaqué lundi soir un bateau des garde-côtes libyen et deux embarcations plus petites « qui faisaient feu sans distinction sur des navires de commerce dans le port de Misrata ».

Selon elle, une patrouille aérienne a tiré des missiles sur ce navire garde-côtes « près que de multiples explosions ont été observées » dans le voisinage du port. Le navire s'est échoué. Un des deux bateaux plus petits a été détruit; l'autre a dû être abandonné par son équipage.

Rencontre importante à Londres

À Londres, une quarantaine de ministres des Affaires étrangères se réunissent mardi dans le cadre d'une première réunion du groupe de contact sur la Libye, chargée du « pilotage politique » des opérations afin de discuter de la suite des évènements.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a rencontré mardi le premier ministre britannique David Cameron.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Suzanne Plunkett

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a rencontré mardi le premier ministre britannique David Cameron.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président de l'Union africaine, Jean Ping. et des représentants de la Ligue arabe seront aussi présents.

L'émir du Qatar, Sheik Hamad bin Khalifa Al-Thani sera présent, tout comme les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, du Maroc, de la Jordanie et de l'Irak.

Les présidents américain et français, Barack Obama et Nicolas Sarkozy, le premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel ont discuté de la réunion du « groupe de contact » lundi soir.

David Cameron a dit souhaiter que la réunion « renforcerait et élargirait la coalition » internationale et que les dirigeants « discuteraient de la fourniture d'une aide humanitaire d'urgence » et « appelleraient à un processus politique qui permette au peuple libyen de décider de son avenir ».

La rencontre a lieu quelques heures après que le président américain Barack Obama eut justifié la décision des États-Unis d'intervenir en Libye par la nécessité d'éviter un « massacre » et « d'horribles violences » à l'endroit de civils.

Il a admis que le départ du colonel Kadhafi était un objectif politique des États-Unis, mais qu'il ne s'agissait pas d'un objectif militaire de la coalition. D'autres pays de la coalition, dont la Turquie, préconisent plutôt un cessez-le-feu rapide et une négociation entre le régime libyen et les insurgés.

Le CNT s'engage à tenir des élections

Un rebelle libyen lit le Coran à Ben Jawad.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Anja Niedringhaus

Un rebelle libyen lit le Coran à Ben Jawad.

Le Conseil national de transition libyen (CNT) sera représenté à Londres par Mahmoud Djibril, désigné responsable des affaires internationales de ce gouvernement de transition autoproclamé.

Avant que la rencontre ne débute, le CNT a publié un communiqué annonçant son intention de créer un « État moderne, libre et uni », avec une constitution autorisant la formation de partis politiques et de syndicats.

Le CNT, basé à Benghazi, s'engage aussi à « garantir à chaque citoyen libyen d'âge légal le droit de participer à des élections législatives et présidentielle libres et équitables, de même que le droit de briguer une fonction élective ».

Mahmoud Jibril a rencontré mardi avant-midi la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton. Le département d'État a aussi confirmé l'envoi imminent d'un diplomate, Chris Stevens, à Benghazi, fief de la rébellion.

M. Jibril a également rencontré le premier ministre britannique David Cameron, et son chef de la diplomatie, William Hague. Ce dernier a qualifié le CNT d'« interlocuteur important et légitime ».

Avant que la rencontre de la coalition ne débute, un porte-parole du CNT a précisé que les rebelles insistent pour que Kadhafi, ses fils et son entourage soient poursuivis et que la Libye demeure un pays uni, avec Tripoli comme capitale.

Ces déclarations ont été faites alors que des médias avancent que des membres de la coalition internationale seraient prêts à abandonner l'idée de poursuivre Kadhafi en échange de son exil.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, a quant à elle affirmé sur la chaîne de télévision ABC que les États-Unis « n'excluent pas » de fournir une assistance militaire aux insurgés libyens afin de les aider à renverser le colonel Kadhafi.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press, Reuters et Al-Jazira

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vendredi, 25 mars 2011

Le naufrage du M.S. Oliva met en danger des milliers de pingouins

Un bébé pingouin Rockhopper

Photo: AFP/Scott Olson

Un bébé pingouin Rockhopper

Le déversement de pétrole provoqué par le naufrage du cargo M.S. Oliva au large d'un archipel dans le sud de l'Atlantique compromet la survie de milliers de pingouins déjà menacés d'extinction.

Le M.S. Oliva s'est échoué le 16 mars dernier sur les côtes de l'île Nightingale, dans l'archipel britannique Tristan Da Cunha. Cet archipel est situé à plus de 2700 km des côtes de l'Afrique du Sud.

Les 22 membres de l'équipage du bateau ont déjà été secourus.

La scène à Nightingale est terrible, car il y a une nappe de pétrole tout autour de l'île.

— Trevor Glass, un agent de protection de la faune de la région

Environ 800 tonnes de pétrole se sont déjà déversées du cargo lors de son naufrage, mais le navire s'est par la suite brisé en deux, et les autorités sur place croient que 800 tonnes de plus se sont encore déversées dans l'Atlantique par la coque.

Pourtant, le pétrole ne serait pas le principal danger qui menace les pingouins de l'archipel, selon les environnementalistes. Leur principal ennemi serait en fait les rats à bord du bateau qui se seraient possiblement échappés du navire lors du naufrage, avant d'atteindre les îles. Or, une infestation de rats risque de bouleverser l'écosystème des îles et leur chaîne alimentaire, menaçant sérieusement la survie des pingouins.

Une population de 200 000 pingouins Rockhopper, une sous-espèce reconnaissable à la crête que ses individus ont sur la tête, vit dans l'archipel. Près de 20 000 d'entre eux ont déjà été recouverts de pétrole, selon le directeur de l'International Bird Rescue Research Center.

Radio-Canada.ca avecNational Geographic et New York Times

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Les premiers hommes en Amérique pourraient être arrivés plus tôt

Des débris retrouvés au Texas appartenant possiblement à une société pré-Clovis.

Photo: La Presse Canadienne /Michael R. Waters

Des débris retrouvés au Texas appartenant possiblement à une société pré-Clovis.

La découverte d'outils de pierres anciens sur un site de fouilles archéologiques au Texas pourrait faire avancer de 2500 ans la date officielle de l'arrivée des premiers hommes en Amérique du Nord.

Les milliers d'artefacts retrouvés datent d'entre 13 200 et 15 500 ans. Ils ont été découverts dans le sol, cinq pieds sous l'endroit où des archéologues avaient déjà retrouvé des outils de la culture Clovis, considérée jusqu'à maintenant comme étant la première population en Amérique, établie il y a 13 000 ans.

Selon la thèse acceptée jusqu'ici, les Clovis auraient voyagé de l'Asie à l'Amérique en empruntant le détroit de Béring. À l'époque de leur voyage, le niveau d'eau des océans était plus bas, à cause des glaciers plus nombreux qui retenaient l'eau.

Un couloir de terre aurait alors été dégagé, et aurait permis aux Clovis d'atteindre le Nouveau Monde à pied. Or, l'hypothèse de plus en plus reconnue voulant que des hommes soient arrivés sur le continent américain avant l'avènement de la culture Clovis vient bouleverser cette théorie. Les archéologues croient maintenant que les premiers hommes arrivés en Amérique - à une période où les glaciers bloquaient l'accès au continent - auraient en fait longé les terres le long du littoral dans de petites embarcations.

Jusqu'ici, 15 528 artefacts ont été découverts par l'équipe du chercheur Michael R. Waters de l'Université A&M, au Texas. Il s'agit, par exemple, de débris de lames, de grattoirs et de hachoirs. Le style de fabrication de ces outils laisse croire qu'ils pourraient en fait avoir mené au développement des outils à la signature cannelé de la culture Clovis.

D'autres sites archéologiques en Amérique recèlent possiblement eux aussi des artefacts d'une ère « pré-Clovis ». Selon M. Waters, toutefois, aucun n'en contiendrait autant, ni ne serait aussi crédible.

Radio-Canada.ca avecAssociated Press

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L'OTAN prendra le commandement militaire des opérations en Libye

Un Mirage de l'armée française est préparé pour une mission au-dessus de la Libye, à la base de Solenzara, en Corse.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Francois Mori

Un Mirage de l'armée française est préparé pour une mission au-dessus de la Libye, à la base de Solenzara, en Corse.

Les pays de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord se sont mis d'accord pour assurer le commandement des opérations militaires de la coalition internationale en Libye, a fait savoir le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

Le chef de la diplomatie turque en a fait l'annonce jeudi à l'issue d'une téléconférence avec ses homologues des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.

Le transfert du commandement militaire, présentement assuré par ces trois pays occidentaux, se fera au cours des prochains jours. Le ministre turc a évoqué un délai d'un jour ou deux. Un diplomate cité par l'Agence France-Presse a plutôt parlé de lundi ou mardi.

Critiquée sur la scène intérieure, l'administration Obama souhaitait que les États-Unis, déjà présents en Afghanistan et en Irak, se désengagent le plus rapidement possible de la conduite des opérations.

« La coalition constituée après la réunion de Paris va abandonner sa mission au plus vite et confier l'opération dans son ensemble à l'OTAN avec un système de commandement unique », a ajouté le ministre Davutoglu, précisant que les opérations se feraient sous la tutelle des Nations unies.

« Les demandes et les inquiétudes de la Turquie ont été entendues », a-t-il affirmé. L'intervention militaire ne doit pas outrepasser le cadre préconisé par la résolution 1973 de l'ONU, avait-il dit la veille.

Selon Paris, le compromis prévoit parallèlement qu'un groupe de contact distinct de l'OTAN, formé de plusieurs États participant aux opérations, assurera le « pilotage politique » de l'intervention.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a déjà indiqué, jeudi, qu'elle participerait à la première réunion du groupe de contact, prévue mardi prochain. Son homologue français, Alain Juppé, avait fait savoir la veille que la rencontre, qui réunira aussi des représentants de la Ligue arabe et de l'Union africaine, se tiendrait à Londres.

Plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne et l'Italie, militaient en faveur d'une direction totale des opérations par l'OTAN. Craignant de s'aliéner les pays musulmans, la France s'y opposait, préconisant une coalition qui inclurait des pays arabes.

La Turquie, seul pays musulman membre de l'Alliance atlantique, a longtemps bloqué un accord, car elle refusait que l'organisation cautionne des bombardements contre des cibles au sol en Libye.

Les négociations se poursuivent

Si les grandes lignes d'un compromis ont été scellées, les détails de l'entente, notamment la question des frappes, n'étaient pas encore réglés dans la soirée de jeudi. Réunis à Bruxelles depuis plusieurs jours, les représentants des 28 États membres de l'OTAN poursuivaient leurs tractations.

Ankara resterait mécontent des règles de fonctionnement prévus pour la zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen et continuerait d'insister pour éviter des bombardements.

Plus tôt dans la journée, la France a affirmé que les frappes aériennes se poursuivraient « le temps nécessaire ». « Nous ciblons sur les moyens militaires et sur rien d'autre », a déclaré le ministre Juppé à la radio RTL. « La destruction des capacités militaires de Kadhafi, ça peut se compter en jours, en semaines, certainement pas en mois », a-t-il assuré un peu plus tard, lors d'un point de presse.

Selon une source diplomatique, l'entente sur la table autoriserait les pays qui souhaitent mener des frappes à le faire tout en laissant ceux qui s'y objectent ne pas le faire. Concrètement, les premiers se chargeraient d'une zone d'exclusion aérienne élargie, appelée « No fly zone plus », permettant les bombardements, tandis que la responsabilité des seconds se limiterait à la surveillance aérienne et aux batteries de défense antiaérienne.

Les ambassadeurs à l'OTAN négocient d'arrache-pied depuis plusieurs jours pour tenter de définir le rôle exact que serait appelée à jouer l'organisation dans l'intervention militaire en Libye.

En parallèle, les dirigeants des pays de l'Union européenne sont réunis à Bruxelles, jeudi, pour un sommet lui aussi consacré à la situation en Libye.

Autres informations

Un haut responsable américain cité par l'AFP a indiqué que les Émirats arabes unis déploieraient 12 avions de combat dans le cadre des opérations aériennes en Libye. Le Qatar était le seul pays arabe à participer aux opérations militaires à ce jour.
Le premier ministre britannique avait déjà indiqué que le Koweït et la Jordanie fourniraient un « soutien logistique », mais la Jordanie avait affirmé qu'elle se limiterait à une aide humanitaire.

L'Union européenne affirme être prête à priver le régime de Mouammar Kadhafi de tous ses revenus pétroliers et gaziers. L'UE voudrait notamment l'empêcher de recruter des mercenaires.

Les rebelles libyens n'arrivent pas à faire des gains

Carte de la Libye

Carte de la Libye

Un haut-responsable du Pentagone, le vice-amiral Bill Gortney, a indiqué jeudi que « plus de 350 avions » de la coalition, dont la moitié sont américains, étaient impliqués dans les opérations aériennes.

L'armée française a annoncé jeudi le bombardement d'une base aérienne située à 250 km au sud des côtes libyennes, loin de la zone de Benghazi, où la France intervenait jusqu'à présent. L'état-major français n'a pas précisé les dégâts qui ont en résulté. La coalition internationale avait attaqué la même zone dans la matinée.

Un chasseur français a aussi abattu un avion militaire libyen ne respectant pas la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Mais, sur le terrain, malgré les nombreuses frappes des armées américaine, britannique et française, les forces fidèles au colonel Kadhafi maintiennent leurs positions à Ajdabiya et poursuivent leur offensive à Misrata et Zenten, jeudi.

À Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, des rebelles et des résidents joints au téléphone par Reuters affirment que des tanks sont entrés dans la ville après que la nuit fut tombée, et ont entrepris de pilonner un secteur situé à proximité de l'hôpital. Mercredi, des raids de la coalition s'étaient traduits par une courte accalmie.

Un résident de Misrata se prénommant Abdelbasset a déclaré à Reuters que des raids de la coalition ont détruit des chars à l'entrée de la ville, mais que d'autres sont toujours actifs au centre de la ville.

Il ajoute que les insurgés ont perdu le contrôle du port. « Depuis mercredi, le port est sous contrôle des soldats [de Kadhafi]. Ils ont envoyé deux navires de guerre et quelques bateaux, et maintenant ils nous assiègent par la mer », affirme-t-il.

« Ils ne nous ont pas attaqués, mais s'ils le font, les milliers d'ouvriers seront les premières victimes », ajoute-t-il, faisant référence aux quelque 6000 travailleurs égyptiens et africains qui tentent de quitter la ville par la mer. « Ils sont allés là-bas dans l'espoir de trouver un bateau pour partir, mais personne ne vient », a expliqué Abdelbasset.

Un porte-parole des rebelles dans la troisième ville du pays soutient que des tireurs d'élite sont toujours actifs dans la ville. Selon lui, ils auraient déjà tué 16 personnes. Ces informations ne peuvent être vérifiées non plus, la presse étrangère étant totalement absente dans cette ville.

Selon un médecin de Misrata cité par l'AFP, les forces loyales au colonel Kadhafi ont fait 109 morts et plus de 1300 blessés depuis le début de leur offensive. Quatre personnes sont tombées sous les tirs de snipers », a-t-il précisé.

Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a démenti toute opération militaire à Misrata. Il assure que le régime respecte le cessez-le-feu imposé par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU.

À Zenten, sous contrôle des insurgés, un résident joint au téléphone par Reuters affirme que davantage de troupes et de tanks sont arrivés pour prêter main-forte aux unités qui bombardent la ville, à environ 100 km au sud-ouest de Tripoli.

Sur le front est, la situation est inchangée

Des insurgés fuient des tirs de mortiers aux abords d'Ajdabiya.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Anja Niedringhaus

Des insurgés fuient des tirs de mortiers aux abords d'Ajdabiya.

Les rebelles demeurent aux portes d'Ajdabiya, mais sont gardés à bonne distance par les forces loyalistes, comme c'était le cas au début de la semaine. Ajdabiya est située à 200 km au sud de Benghazi, berceau de l'opposition et siège du gouvernement de transition dirigé par l'ex-ministre de la Justice, Mahmoud Jabril.

Un habitant de Sebha, à 750 km au sud de Tripoli, a aussi déclaré à l'AFP que la coalition internationale a mené au cours des dernières heures des raids aériens intensifs sur la ville. Celle-ci est un fief de la tribu de Guededfa, dont fait partie le colonel Kadhafi.

Des tirs entendus à Tripoli, Tajoura et Syrte

Des journalistes de l'AFP à Tripoli ont rapporté que des tirs de la défense antiaérienne avaient retenti jeudi soir. Au moins une explosion a secoué la capitale et deux autres ont été entendues dans sa banlieue de Tajoura. La télévision nationale libyenne a soutenu que des « missiles de longue portée » avaient visé des « sites civils et militaires » de ces deux villes.

Un habitant de la région a également affirmé à l'AFP que des tirs de DCA et des explosions avaient secoué Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi, située à 600 km à l'est de la capitale libyenne.

D'autres explosions avaient été entendues à Tripoli et à Tajoura dans la nuit de mercredi à jeudi. En matinée, l'agence officielle libyenne Jana a accusé la coalition d'avoir « visé un quartier résidentiel » de la banlieue est de Tripoli, faisant un « nombre important de morts parmi les civils ». La télévision nationale libyenne diffuse des images de Libyens qui auraient été blessés lors des frappes, mais les journalistes ne sont pas en mesure d'en vérifier l'authenticité.

Selon le régime libyen, les raids de la coalition ont fait « environ 100 morts » parmi les civils depuis le début de l'offensive, le 19 mars.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Reuters et Al-Jazira

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Bombardements alliés sur Ajdabiya et Tripoli

Des avions de chasse britanniques et français ont frappé des positions des forces pro-Kadhafi à Ajdabiya dans la nuit de jeudi à vendredi. Tripoli a aussi été le théâtre de nouvelles frappes, des tirs de défense antiaérienne et des explosions ayant secoué la capitale.

Un insurgé scrutait l'horizon jeudi près de la ville d'Ajdabiya.

Photo: AFP/Aris Messinis

Un insurgé scrutait l'horizon jeudi près de la ville d'Ajdabiya.

À Londres, le ministère britannique de la Défense a fait savoir que des avions de combat ont tiré des missiles sur des véhicules blindés qui « menaçaient » des civils dans la ville d'Ajdabiya, situé à environ 160 au sud de Benghazi, berceau de l'opposition.

À Paris, le chef d'état-major français, l'amiral Édouard Guillaud, a également annoncé qu'un avion français a détruit avec une bombe guidée au laser une batterie d'artillerie des forces de Mouammar Kadhafi qui tirait en direction d'Ajdabiya, une ville d'environ 150 000 habitants.

Depuis le début de la semaine, les rebelles venus de l'est du pays ne parviennent pas à entrer dans Ajdabiya. Ils sont tenus à bonne distance par les forces loyalistes présentes dans la ville. Plusieurs journalistes qui se sont rendus sur la ligne de front notent qu'ils sont aussi enthousiastes que désorganisés.

Les rebelles disent avoir repris le port de Misrata

À Misrata, à environ 200 kilomètres à l'est de Tripoli, les rebelles affirment avoir repris le contrôle du port. Cela pourrait permettre d'acheminer des vivres et du matériel médical dans la ville.

Carte de la Libye

Carte de la Libye

Selon les rebelles, Misrata est assiégée par les forces loyalistes depuis trois semaines. La ville serait privée d'eau courante et d'électricité, et les lignes téléphoniques ne fonctionnent plus.

Un résident joint au téléphone par Reuters affirme que des tireurs d'élite à la solde du régime sont toujours postés dans la ville. « Nous ne savons pas combien sont encore là. Les rebelles ont tué 30 d'entre eux jusqu'ici », affirme ce résident, prénommé Sami.

Le régime libyen maintient qu'il ne mène pas d'offensives contre les rebelles et que ses troupes ne font que se défendre lorsqu'elles sont attaquées. Il soutient en outre que les frappes de la coalition ont fait une centaine de morts « civils » jusqu'ici.

Le chef militaire de la coalition, le général américain Carter Ham, admet qu'il ne peut pas « être sûr qu'il n'y ait aucune victime civile ».

Les rebelles veulent des armes

Six jours après le début de l'intervention militaire autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU et qu'ils appelaient de leurs voeux, les rebelles demandent maintenant à recevoir des armes et des munitions pour venir à bout des troupes loyales au colonel Kadhafi.

« Nous avons besoins d'armes et de munitions. C'est notre seul problème », affirme un porte-parole militaire des rebelles, le colonel Ahmed Bani. Des mines antichars seraient notamment les bienvenues, dit-il.

Des insurgés tentent de se protéger de tirs des forces loyalistes jeudi près d'Ajdabiya.

Photo: AFP/Aris Messinis

Des insurgés tentent de se protéger de tirs des forces loyalistes jeudi près d'Ajdabiya.

La résolution 1973, adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité de l'ONU demande aux parties en guerre d'adopter un cessez-le-feu et impose non seulement une zone d'exclusion aérienne sur le territoire libyen, mais aussi un embargo sur les armes.

L'OTAN a confirmé jeudi soir qu'elle prendra bientôt la responsabilité de faire respecter la zone d'exclusion aérienne, mais pas celle de bombarder des positions des loyalistes.

Cette tâche n'incombera pas à l'OTAN, mais à la « coalition internationale », a fait savoir son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen. Les responsabilités de l'OTAN pourraient être accrues, a cependant dit M. Rasmussen.

La coalition internationale à laquelle fait référence M. Rasmussen est en fait menée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Les armées de ces trois pays ont mené l'essentiel des raids en Libye jusqu'ici.

Ces opérations sont officiellement soutenues par la Ligue arabe, mais seuls deux pays arabes ont annoncé qu'ils y participent, soit le Qatar et les Émirats arabes unis. Le seul autre pays musulman qui compte participer aux opérations militaires est la Turquie.

L'Union africaine se penche sur le cas libyen

À Addis Abeba, en Éthiopie, le comité de l'Union africaine (UA) sur la Libye s'est réuni vendredi pour tenter de trouver une solution négociée à la crise. Des représentants de l'Union européenne et de la Ligue arabe ont assisté à la rencontre.

Selon l'AFP, une délégation du régime Kadhafi composé du secrétaire général du Congrès général du peuple et de quatre ministres était aussi présente, mais personne ne représentait les insurgés.

Le comité de l'Union africaine sur la Libye, qui a déjà appelé à une « cessation immédiate des hostilités » samedi dernier, n'est cependant pas parvenu à s'entendre sur les gestes à poser.

« L'action de l'UA progresse dans le cadre d'un processus politique déterminé visant à faciliter un dialogue entre les parties libyennes sur des réformes à lancer pour éliminer les racines du conflit [...] et qui devrait aboutir à l'élection d'institutions démocratiques », a déclaré le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping.

Le comité de l'Union africaine sur la Libye est composé des ministres des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud, de la République démocratique du Congo, de la Mauritanie, du Mali et de l'Ouganda.

L'Union africaine est opposée à l'intervention militaire en cours en Libye.

Le Soudan aurait néanmoins accepté d'ouvrir son espace aérien aux avions participant aux opérations militaires, ont indiqué des sources diplomatiques aux Nations unies. Khartoum n'a pas confirmé cette information.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press, Reuters et Al-Jazira

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La CEDEAO veut que l'ONU autorise une intervention militaire en Côte d'Ivoire

Les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) vont demander aux Nations unies un mandat pour intervenir militairement en Côte d'Ivoire.

Des jeunes partisans de Laurent Gbagbo recevaient un entraînement de type militaire, mercredi, à Abidjan.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Emanuel Ekra

Des jeunes partisans de Laurent Gbagbo recevaient un entraînement de type militaire, mercredi, à Abidjan.

C'est ce qu'a annoncé jeudi le président de la Commission de la CEDEAO, James Victor Gbeho, qui a précisé que cette intervention militaire n'aurait lieu qu'en « dernier recours ».

Selon des diplomates présents à la rencontre de la CEDEAO consultés par Reuters, l'objectif de cette demande serait de donner plus de pouvoirs à la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) afin qu'elle puisse mieux protéger les civils.

À Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a aussi appelé les Casques bleus à « jouer leur rôle » en Côte d'Ivoire.

« Ils ont le droit d'utiliser la force non seulement pour se défendre, mais pour arrêter les combats et je demande au secrétaire général des Nations unies, comme je l'ai demandé au directeur des opérations militaires de l'ONU, de faire en sorte que l'ONUCI joue son rôle », a-t-il dit.

La Côte d'Ivoire vit une grave crise politique depuis la présidentielle de novembre 2008, censée être le point d'orgue d'un processus parrainé par l'ONU pour mettre un terme à une longue crise menaçant de déboucher sur la partition du pays.

Le président sortant Laurent Gbagbo affirme être le véritable vainqueur du scrutin, et continue d'exercer le pouvoir. La communauté internationale reconnaît plutôt la victoire de son adversaire, Alassane Ouattara. Ce dernier demeure retranché avec des proches dans l'Hôtel du Golf, à Abidjan.

Selon l'ONUCI, les violences postélectorales en Côte d'Ivoire ont fait 52 morts au cours de la dernière semaine, dont sept femmes et cinq enfants. Cela porte le bilan à 462 victimes depuis la présidentielle, des civils pour la plupart.

L'ONUCI accuse les forces pro-Gbagbo d'avoir utilisé des armes lourdes, dont des mitrailleuses, des lance-roquettes et des mortiers, contre les civils. Le gouvernement de Gbagbo rejette ces accusations et accuse l'ONUCI et les représentants de l'ONU de prendre fait et cause pour les « rebelles » qui, dit-il, tentent de le renverser.

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