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mercredi, 23 mars 2011

L'eau de Tokyo impropre à la consommation pour les nourrissons

Eau du robinet à Tokyo

Photo: Yoshikazu Tsuno

Les autorités de la ville de Tokyo interdisent depuis mercredi aux parents de faire boire de l'eau du robinet à leurs bébés. Elles y ont détecté un taux d'iode radioactif deux fois plus élevé que la limite légale pour les nourrissons.

Le gouvernement local a mesuré une concentration d'iode radioactif de 210 becquerels par kilogramme dans l'eau courante de la mégapole, alors que la loi japonaise fixe le seuil autorisé à 100 becquerels pour les enfants de moins d'un an.

Les autorités ont cependant indiqué que cette dose ne représente pas un risque immédiat pour les adultes.

Le ministère des Sciences avait déjà annoncé samedi que des traces d'iode radioactif avaient été relevées dans l'eau des préfectures de Tokyo, de Tochigi, de Gunma, de Saitama, de Chiba et de Niigata, mais à des taux nettement en deçà de la dose permise.

Contamination radioactive des aliments

Le gouvernement japonais a également interdit la consommation et la vente de certains aliments produits dans la préfecture de Fukushima, où se trouve la centrale nucléaire accidentée, et dans trois préfectures voisines. Des niveaux anormaux de radioactivité ont été détectés dans du lait cru et plusieurs variétés de légumes provenant de ces régions.

Les autorités nippones ont toutefois assuré que, mangés de façon ponctuelle, ces aliments ne représentaient aucun danger. « Malheureusement, cette situation risque de durer longtemps, c'est pourquoi nous demandons leur interdiction dès maintenant », a affirmé un porte-parole du gouvernement.

Les tests sur les produits alimentaires vont par ailleurs être étendus à dix autres préfectures autour de la centrale.

Mardi, le ministère de la Santé a également ordonné un renforcement des analyses des produits de la mer, après la découverte de taux anormalement élevés d'iode radioactif et de césium dans l'océan aux alentours du site de la centrale.

Les produits japonais boudés

L'angoisse de la contamination radioactive des produits alimentaires nippons s'est propagée à l'étranger.

Les États-Unis ont interdit l'importation du lait, des produits laitiers, des légumes frais et des fruits en provenance de quatre préfectures, dont Fukushima.

En Europe, la France a demandé à la Commission européenne de renforcer les contrôles sur les importations de produits frais japonais aux frontières de l'Union européenne. Paris a déjà décidé d'inspecter tous les coquillages et poissons en provenance du Japon.

En Asie, les produits alimentaires japonais commencent à être délaissés par les consommateurs, qui se font également plus rares dans les restaurants nippons de plusieurs villes.

Fumée noire au-dessus du réacteur 3

Pendant ce temps, à la centrale de Fukushima Daiichi une nouvelle évacuation temporaire des travailleurs a été ordonnée mercredi. De la fumée noire s'est brièvement échappée au-dessus du réacteur 3.

Ce réacteur, l'un des plus endommagés, est chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium dont les rejets sont particulièrement nocifs.

L'Autorité japonaise de sûreté nucléaire et industrielle a dit ignorer la cause de ce dégagement de fumée, qui provenait de l'enceinte abritant le réacteur.

La salle de contrôle du réacteur 3 est la première à avoir été partiellement remise sous tension mardi soir grâce à une alimentation externe qui a remis en marche son éclairage.

La centrale Fukushima Daiichi compte six réacteurs, dont l'alimentation électrique a été interrompue par le séisme et le tsunami du 11 mars, ce qui a provoqué la mise hors service des systèmes de refroidissement du combustible.

Les ingénieurs ont réussi à relier les réacteurs par des câbles au réseau électrique, mais seule la pompe de refroidissement du réacteur 5 a été relancée jusqu'à présent.

Le bilan du puissant tremblement de terre de magnitude 9 et de l'immense vague qui a suivi a dépassé les 24 000 morts et disparus, dont 9 408 décès confirmés, selon la police nationale.

Le Japon a évalué mercredi que les dégâts de la catastrophe se situaient entre 197 et 309 milliards de dollars US, ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire du pays.

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L'ONU inquiète pour les civils ivoiriens

Des manifestants ont brûlé des pneus à Abidjan, où des forces fidèles à Laurent Gbagbo ont ouvert le feu sur des civils, le 3 mars.

Photo: AFP/Issouf Sanogo

Des manifestants ont brûlé des pneus à Abidjan, où des forces fidèles à Laurent Gbagbo ont ouvert le feu sur des civils, le 3 mars.

L'utilisation d'armes lourdes contre les civils ivoiriens par le camp du président sortant de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, inquiète les Nations unies.

Dans un communiqué émis mardi, la mission de l'organisation internationale en Côte d'Ivoire, l'ONUCI, s'est dite « extrêmement préoccupée par l'utilisation croissante d'armes lourdes, dont des mitrailleuses, des lance-roquettes et des mortiers, par les Forces spéciales du président Laurent Gbagbo contre les populations civiles à Abidjan ».

Composée de 10 000 personnes, la mission onusienne a averti « qu'elle ne tolérera pas les tentatives d'utiliser ces armes et qu'elle prendra l'action nécessaire contre elles, conformément à son mandat ».

L'ONUCI affirme en outre avoir observé récemment que « le camp du président Gbagbo réparait un hélicoptère armé MI-24 sur l'aile militaire de l'aéroport d'Abidjan et qu'il apprêtait des BM-21 lance-roquettes multiples à Abidjan ».

Ces derniers jours, l'ONU a évoqué un « crime contre l'humanité » pour qualifier le pilonnage d'un quartier d'Abidjan par les forces armées du camp Gbagbo. L'opération, menée dans le quartier d'Abobo, un fief des insurgés pro-Ouattara à Abidjan, aurait fait entre 25 et 30 victimes au sein de la population civile, jeudi dernier.

Le camp Gbagbo a répliqué en dénonçant un « complot ».

Autre motif d'inquiétude : le camp du président sortant a commencé à recruter au sein de l'armée des jeunes volontaires « prêts à mourir » pour le défendre. Quelque 20 000 jeunes se seraient présentés pour la seule journée de lundi, selon la radio-télévision d'État RTI.

En entrevue à Radio-Canada, un représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire a par ailleurs évoqué pour la toute première fois un recomptage électoral, comme le réclame le clan Gbagbo. Pour que la mission onusienne y consente, celui-ci devrait toutefois s'engager de façon claire à reconnaître l'issue du recomptage et accepter que le processus soit supervisé par des experts internationaux indépendants, ce dont l'ONU doute.

L'ONU critiquée par les deux camps

L'ONUCI se trouve quant à elle sous le feu des critiques des deux camps. Si Laurent Gbagbo exige son départ depuis plusieurs mois, son rival Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, a multiplié les critiques à son endroit ces derniers jours.

Ses partisans exhortent l'ONUCI à « passer à l'action » et à « user de la force légitime » pour protéger les populations civiles prises dans les violences. Lundi, le gouvernement Ouattara avait notamment réclamé « la destruction de l'arsenal militaire de guerre du camp Gbagbo utilisé contre les populations civiles ».

Selon le bilan de l'ONU, les violences qui ont suivi le scrutin présidentiel du 28 novembre ont déjà fait près de 440 morts, principalement des civils. Le gouvernement Ouattara déplore de son côté 832 victimes. L'ONU estime en outre que près de 500 000 Ivoiriens ont fui leur domicile depuis le début de la crise, dont quelque 94 000 sont réfugiés au Liberia.

Le temps presse, juge l'International Crisis Group

Selon l'International Crisis Group (ICG), une organisation qui travaille à prévenir et à résoudre les conflits, estime que la guerre civile en Côte d'Ivoire est plus qu'une possibilité.

La Côte d'Ivoire n'est plus au bord de la guerre civile, cette dernière a déjà commencé.

— International Crisis Group

L'ICS presse donc les 15 chefs d'État de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), réunis en sommet mercredi et jeudi au Nigeria, de créer une mission militaire pour protéger les civils.

La crise ivoirienne sera au coeur de leurs débats. Il y a trois mois, la CEDEAO a menacé de déloger par la force le président sortant, une stratégie qui n'a pas donné de résultats.

L'ONU lance un appel d'urgence aux donateurs

Devant la détérioration de la situation, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) a de son côté lancé un appel de fonds urgent, estimant « inacceptable » d'avoir reçu si peu d'argent. Sur les 32 millions de dollars demandés, la communauté internationale n'en a versé que 7 millions. L'OCHA devrait par ailleurs réviser à la hausse le montant réclamé « dans les prochains jours ».

Le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence onusienne, a expliqué qu'il n'avait ainsi reçu aucun fonds pour la Côte d'Ivoire, ce qui mettait en péril la distribution de vivres.

La victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 28 novembre a été reconnue par la commission électorale ivoirienne et la communauté internationale. Validée par les Nations unies, elle a été rejetée par le Conseil constitutionnel, dirigé par un partisan de Laurent Gbagbo.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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Nouveaux échanges de tirs entre la bande de Gaza et Israël

Des Israéliens courent vers un abri lors d'une attaque palestinienne à la roquette dans la ville de Beersheva, à environ 40 kilomètres de la bande de Gaza.

Photo: AFP/Menahem Kahana

Des Israéliens courent vers un abri lors d'une attaque palestinienne à la roquette dans la ville de Beersheva, à environ 40 kilomètres de la bande de Gaza.

Au lendemain de la mort de quatre militants palestiniens et quatre civils tués par des frappes israéliennes, des militants palestiniens de la bande de Gaza ont tiré des roquettes et des obus de mortier sur le sud d'Israël.

L'État hébreu a riposté par des raids aériens et le Djihad islamique a fait état d'un mort parmi ses combattants.

La police israélienne rapportait qu'un civil israélien avait été blessé par un éclat de roquette à Beersheba, la plus grande ville du sud d'Israël.

Selon le Djihad islamique, ses militants ont tiré des roquettes sur quatre villes israéliennes pour venger la mort de quatre militants palestiniens et quatre civils tués par des bombardements israéliens la veille dans la bande de Gaza.

Parmi eux figurent trois enfants et leur oncle, tués par des obus qui se sont perdus, selon Israël.

Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a décrété une journée de deuil mercredi et appelé tous les habitants du territoire à participer aux funérailles.

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Pas de répit pour les insurgés libyens

Les forces pro-Kadhafi poursuivent leurs opérations sur le territoire libyen mercredi. Misrata demeure assiégée, Zenten est bombardée et Ajdabiya continue d'être disputée, selon des témoignages recueillis par la presse internationale.

Des rebelles préparent une mitrailleuse antiaérienne aux abords de la ville d'Ajdabiya.

Photo: AFP/Aris Messinis

Des rebelles préparent une mitrailleuse antiaérienne aux abords de la ville d'Ajdabiya.

À Misrata, des chasseurs de la coalition internationale ont mené deux raids contre un secteur de la ville où sont basées des forces loyales à Mouammar Kadhafi, selon un habitant de la ville contacté par Reuters. Les raids, dit-il, ont entraîné un arrêt des tirs et des blindés de Kadhafi.

Les violences n'ont pas cessé pour autant. Un autre résident nommé Saadoun joint par Reuters a affirmé peu après que des tireurs embusqués ont ouvert le feu en direction de l'hôpital et de ses deux entrées principales. Selon lui, trois personnes ont été tuées.

« Personne ne peut entrer ou sortir. [...] Nous avons perdu la communication avec les gens à l'intérieur », affirme ce résident. Ces informations ne peuvent être vérifiées de source indépendante, les journalistes étrangers n'ayant pas accès à Misrata.

Un médecin de l'hôpital Misrata a affirmé à l'Agence-France Presse que 17 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées mardi par des tireurs embusqués ou par de tirs d'obus des forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Le Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU avance pour sa part que les combats de lundi et mardi à Misrata ont fait 45 morts et 189 blessés. La situation dans la ville est critique, dit-il, puisqu'on n'y trouve « ni eau, ni essence, ni électricité ».

Un porte-parole des rebelles interrogé mercredi sur les ondes d'Al-Jazira a affirmé que la ville, située à environ 200 km à l'est de Tripoli, est assiégée depuis trois semaines et que la résistance des insurgés y est héroïque. Il a dit que les rebelles auraient le contrôle du port, ce qui pourrait permettre de leur acheminer de l'aide.

À Londres, le premier ministre britannique, David Cameron, a affirmé mercredi qu'il est très préoccupé par les événements en cours à Misrata et le sort réservé à sa population par les forces pro-Kadhafi.

Situation à Zenten et Ajdabiya

Les forces libyennes ont aussi repris leur bombardement de la petite ville de Zenten, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tripoli, selon un habitant joint au téléphone par Reuters. « Le bombardement se poursuit, la ville est entièrement encerclée, la situation est très mauvaise », a-t-il affirmé.

Carte de la Libye

Carte de la Libye

À Ajdabiya, à 200 km au sud de Benghazi, les forces pro-Kadhafi ont continué d'attaquer mercredi des centaines de rebelles postées aux abords de la ville. Ces derniers répliquent avec des tirs de roquettes Katioucha, selon ce que rapporte un correspondant d'Associated Press sur place.

« Les armes qu'ils ont sont des armes lourdes et nous avons des armes légères », affirme un ancien militaire passé à l'insurrection, Fawzi Hamid. « Les forces de Kadhafi sont plus puissantes que nous, alors nous dépendons des frappes aériennes » de la coalition, affirme-t-il.

À Tripoli, d'importants tirs de défense antiaérienne ont eu lieu mardi soir, pour une quatrième nuit consécutive. Des explosions ont aussi été entendues dans la capitale après la tombée de la nuit et mercredi avant-midi.

Selon le Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU, 335 000 personnes ont fui la Libye depuis le début des affrontements, à la mi-février. Quelque 80 000 autres seraient déplacés à l'intérieur du territoire libyen.

Pas de rôle politique pour l'OTAN

L'Oragnisation du Traité de l'Atlantique Nord n'exercera pas « le pilotage politique » de la coalition internationale en Libye, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

L'Alliance atlantique, a-t-il dit, interviendra plutôt comme « outil de planification et de conduite opérationnelle » dans la mise en oeuvre d'une zone d'exclusion aérienne.

Un peu plus tard, à l'Assemblée nationale, le mninistre Juppé a annoncé que les pays de la coalition se réuniront mardi prochain à Londres.

« Nous venons de prendre l'initiative, avec mon collègue britannique, d'inviter mardi à Londres un groupe de contact composé de l'ensemble des pays participant à l'opération, plus l'Union africaine, plus la Ligue arabe, plus tous les pays européens qui voudront s'y associer, de façon à bien marquer que le pilotage politique de l'opération, ce n'est pas l'OTAN, c'est ce groupe de contact », a-t-il déclaré.

Un des cinq navires du Groupe maritime permanent de l'OTAN, au port de Casablanca, en septembre 2010.

Photo: AFP/Abdelhak Senna

Un des cinq navires du Groupe maritime permanent de l'OTAN, au port de Casablanca, en septembre 2010.

Au début de la journée, un haut responsable de l'OTAN a déclaré à l'agence Associated Press que des bâtiments de guerre placés sous le commandement de l'OTAN commenceront mercredi à patrouiller au large des côtes libyennes, en mer Méditerranée.

L'alliance militaire transatlantique avait déjà fait savoir mardi que ses pays membres se sont entendus pour faire respecter l'embargo sur les armes décidé par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Deux flottilles composées de deux frégates, de six bateaux spécialisés dans la détection de mines sous-marines et d'un navire de ravitaillement seront assignées à cette tâche. Leurs opérations seront dirigées depuis Naples, en Italie.

Le président Obama a défendu mardi l'intervention militaire en Libye. Il a soutenu que la situation actuelle avait le potentiel de semer le chaos dans toute la région et que les frappes aériennes ont déjà permis de sauver des vies à Benghazi, berceau de l'opposition.

Trois journalistes arrêtés la semaine dernière ont été libérés au cours des dernières heures. De gauche à droite : le photographe Joe Raedle, de Getty Images, le photographe Roberto Schmidt, de l'AFP, et le journaliste Dave Clark, aussi de l'AFP.

Photo: AFP/Imde Lamloum

Trois journalistes arrêtés la semaine dernière ont été libérés au cours des dernières heures. De gauche à droite : le photographe Joe Raedle, de Getty Images, le photographe Roberto Schmidt, de l'AFP, et le journaliste Dave Clark, aussi de l'AFP.

Nouveau discours de Kadhafi

Le colonel Kadhafi a pour sa part fait une première apparition publique depuis une semaine. S'exprimant depuis le balcon d'une résidence de son quartier général de Bab Al-Azizia, devant une foule venue former un bouclier humain pour le protéger d'éventuels raids aériens, il a une fois de plus dénoncé les bombardements de la coalition internationale et a promis la victoire.

« Nous ne nous rendrons pas, nous les battrons par tous les moyens, a-t-il scandé dans ce discours de cinq minutes retransmis à la télévision d'État. Nous sommes prêts pour le combat, qu'il soit de courte ou de longue durée. »

Je reste ici, ma maison est ici. Je reste dans ma tente.

— Mouammar Kadhafi, s'adressant à ses partisans

« Il y a des manifestations partout contre cette attaque injustifiée, qui viole la charte des Nations unies. Cet assaut est mené par une bande de fascistes qui finiront dans les poubelles de l'histoire », a poursuivi Mouammar Kadhafi.

Aucun journaliste n'a eu l'autorisation d'assister au discours du leader libyen qui est au pouvoir depuis 1969.

Radio-Canada.ca avecAssociated Press, Agence France Presse et Reuters

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Le régime syrien accentue la répression à Deraa

Vue du minaret de la mosquée de Deraa

Photo: AFP/Anwar Amro

Vue du minaret de la mosquée de Deraa

Les forces de l'ordre syriennes continuent de réprimer les manifestants de la ville de Deraa, qui réclament des réformes politiques de la part du régime du président Bachar Al-Assad.

Selon un militant des droits de l'homme cité par l'Agence France-Presse, les forces de l'ordre ont tiré à balles réelles aux funérailles de deux personnes tuées plus tôt dans la journée lors d'affrontements devant la mosquée Omari.

Ces affrontements ont fait de 4 à 6 morts, selon diverses sources.

« Des balles ont été tirées alors que les parents des deux victimes et des manifestants rentraient de l'enterrement », a déclaré ce militant sous le couvert de l'anonymat. « Il y a eu des blessés », a-t-il dit.

Les deux personnes enterrées étaient une jeune fille, Ibtissam Massalmeh, et un médecin, Ali Ghoussab Al-Mahamid. Selon Reuters, ce dernier est un médecin issu d'une famille réputée de Deraa, qui se rendait à la mosquée, dans l'ancienne ville, pour porter secours à des victimes de l'attaque.

Le régime accuse un « gang armé »

Les affrontements entre forces de sécurité et manifestants qui se sont produits tôt mercredi près de la mosquée Omari ont fait quatre morts, a reconnu mercredi l'agence officielle syrienne Sana.

Des manifestants syriens réclament plus de liberté dans le village d'Ankhal, près de Deraa.

Photo: AFP/AFP

Des manifestants syriens réclament plus de liberté dans le village d'Ankhal, près de Deraa.

Selon des témoins et un militant des droits de l'homme interrogés par l'AFP, les affrontements ont plutôt fait cinq morts et des dizaines de blessés. Selon eux, les forces de l'ordre ont utilisé des balles réelles et des gaz lacrymogènes contre les manifestants.

Reuters dénombre pour sa part six morts. L'agence affirme que les protestataires, qui réclament notamment des libertés politiques et la fin de la corruption, avaient monté des tentes autour de la mosquée et annoncé leur intention de camper jusqu'à la satisfaction de leurs doléances.

L'agence officielle Sana a imputé ces plus récentes violences à un « gang armé qui a attaqué après minuit une équipe médicale dans une ambulance qui passait près de la mosquée Omari, tuant un médecin, un aide-soignant et le chauffeur ».

« Les forces de l'ordre qui se trouvaient à proximité sont intervenues. Elles ont pu toucher [par balles] certains membres de la bande et en arrêter d'autres », ajoute Sana, qui précise qu'un membre des forces armées a aussi été tué.

L'agence officielle indique que les bandes armées « ont emmagasiné des armes et des munitions dans la mosquée Omari », « utilisé comme bouclier humain des enfants qu'elles avaient kidnappés », et « terrifié la population en squattant des habitations proches de la mosquée, d'où elles tiraient sur les passants et les fidèles se rendant à la mosquée ».

La télévision d'État a d'ailleurs montré des images d'armes, de munitions et de billets de banque syriens qui auraient été saisis dans la mosquée.

« Les forces de l'ordre continueront de poursuivre les bandes armées qui terrifient la population en assassinant des civils et en volant et incendiant des biens publics et privés à Deraa », ajoute l'agence. Elles « poursuivent des membres de ce gang armé pour les déférer à la justice. »

Les forces de l'ordre maintiennent une importante présence à Deraa mercredi, selon un journaliste d'Associated Press arrivé sur place. Ils ont érigé de nombreux barrages routiers dans la ville. Certains sont gérés par des soldats en uniforme de camouflage, d'autres par des agents habillés en civil. Des agents de l'unité antiterroriste vêtus en bleu circulent aussi dans les rues.

La plupart des commerces de la ville sont fermés, et les rues sont pratiquement désertes. Des coups de feu peuvent être entendus depuis l'ancienne ville, où se trouve la mosquée Omari.

Des soldats syriens patrouillaient lundi devant le palais de justice de Deraa, qui a été incendié par des manifestants.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Hussein Malla

Des soldats syriens patrouillaient lundi devant le palais de justice de Deraa, qui a été incendié par des manifestants.

Cinq jours de manifestation

Deraa, à environ 100 km au sud de Damas, est depuis cinq jours le théâtre d'un mouvement de contestation contre le régime du président Bachar Al-Assad.

De premières manifestations ont eu lieu dans les environs de la mosquée Omari, vendredi, jour de la prière. Ces manifestations se sont tenues malgré une loi d'urgence en vigueur en Syrie depuis 1963.

Des groupes utilisant les réseaux sociaux appellent d'ailleurs à une nouvelle manifestation vendredi, journée proclamée « Jour de la dignité ».

Le mouvement de contestation, qui aurait fait jusqu'ici de 11 à 13 victimes selon les sources, a pris de l'ampleur, après l'arrestation de 15 élèves qui avaient inscrit sur des murs des slogans appelant à la chute du régime.

« La tension est latente, la situation est explosive », si des réformes substantielles ne sont pas appliquées, affirme l'avocat des droits de l'homme Haytham Maleh, 80 ans, arrêté en octobre 2009 pour avoir critiqué le gouvernement, puis libéré le 8 mars.

Selon lui, il est nécessaire de libérer les détenus politiques, de lever la loi d'urgence décrétée il y a 48 ans et d'annuler l'article 8 de la Constitution, qui stipule que « le parti Baas est le dirigeant de l'État et de la société ».

De plus, 80 % des recettes du pays sont « entre les mains d'une poignée » de personnes, dénonce-t-il.

Les inégalités se sont accentuées dans le pays, la pauvreté touchant 14 % des 22 millions de Syriens. Le taux de chômage, particulièrement élevé chez les jeunes, est évalué par des experts à 22 %.

Pour tenter de calmer la colère de la population qui a incendié plusieurs édifices gouvernementaux, Damas a annoncé mardi le renvoi du gouverneur de la province, Faisal Kalthoum. Ce dernier était notamment accusé de corruption par les habitants de Deraa.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press et Reuters

En profondeur

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Egypte : incendie au ministère de l'intérieur après une manifestation

 

L'incendie est survenu à la suite d'un défilé de policiers protestant contre leurs conditions de travail.

L'incendie est survenu à la suite d'un défilé de policiers protestant contre leurs conditions de travail. AP/Mohammed Abu Zaid

Un impressionnant incendie ravageait mardi 22 mars dans l'après-midi plusieurs étages d'un bâtiment attenant au ministère de l'intérieur égyptien au Caire, devant lequel des policiers avaient manifesté plus tôt dans la journée. Une épaisse fumée s'élevait de ce bâtiment administratif tandis que des pompiers tentaient d'éteindre le feu, selon des images de la télévision publique.

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Egypte : Moubarak doit répondre d'homicides volontaires, selon les autorités

Les nouvelles autorités égyptiennes estiment qu'Hosni Moubarak et son ancien ministre de l'intérieur doivent répondre d'homicides volontaires dans le cadre de la répression des manifestations, rapporte mercredi le quotidien Al Ahram. Plus de 360 personnes ont été tuées lors des journées révolutionnaires et des milliers d'autres blessées par l'intervention des forces de sécurité.

Selon la commission chargée par le procureur général de faire le jour sur ces événements, M. Moubarak, qui était alors président de la République égyptienne, est pénalement responsable de la mort des manifestants, poursuit Al Ahram. Son ancien ministre de l'intérieur, Habib Al-Adli, par ailleurs poursuivi en justice pour détournement de fonds publics et blanchiment d'argent, est accusé, lui, d'avoir ordonné à la police d'ouvrir le feu sur les manifestants. Hosni Moubarak, qui gouvernait l'Egypte depuis 1981, a été contraint à la démission le 11 février, après dix-huit jours de contestation.

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Vue du Parlement Portugais, le 22 mars 2011. Vue du Parlement Portugais, le 22 mars 2011.AP/Armando Franca L'opposition, majoritaire au Parlement, devrait confirmer mercredi son rejet du nouveau programme d'austérité du premier ministre, le poussant à l

La justice ukrainienne a ouvert une enquête criminelle contre l'ancien président Leonid Koutchma, soupçonné d'avoir participé à l'organisation de l'assassinat d'un journaliste d'opposition en 2000 a annoncé mardi 22 mars le parquet général de Kiev. Âgé de 72 ans, Leonid Koutchma a fait deux mandats à la tête de l'Ukraine entre 1994 et 2005. Il lui est désormais interdit de quitter le pays.

Fondateur de l'influent quotidien en ligne Ukraïnska Pravda, Gueorgui Gongadzé avait disparu le 16 septembre 2000 à Kiev. Son corps décapité avait été découvert peu après dans une forêt à une centaine de kilomètres au sud de la capitale. Cette affaire avait créé un scandale sans précédent, l'opposition ayant mis en cause M. Koutchma et plusieurs de ses proches, notamment Iouri Kravtchenko, son ministre de l'intérieur, sur la foi d'un enregistrement audio dans lesquelles une voix ressemblant à celle de Leonid Koutchma demandait que l'on "s'occupe" de Gongadzé.

"Koutchma est soupçonné d'abus de pouvoir, d'avoir donné des ordres illégaux à la direction du ministère de l'intérieur qui ont conduit au meutre du journaliste", a expliqué le vice-procureur général Renat Kouzmine. "Les cassettes audio (...) ont été reconnues comme preuve matérielle dans cette affaire" a-t-il précisé.

Il y a encore peu de temps, l'ouverture d'une enquête contre Koutchma semblait peu envisageable. Le 14 septembre 2010, le parquet avait en effet désigné l'ancien ministre Iouri Kravtchenko, qui s'est suicidé en 2005, comme le commanditaire de cet assassinat. Cette décision avait été dénoncée en Ukraine comme une tentative de rejeter toute la responsabilité sur l'ex-ministre. Et début mars, la cour d'appel de Kiev avait estimé que le meurtre de Gueorgui Gongadzé n'avait pas été commandité, confirmant un jugement de première instance. L'avocate de la veuve du journaliste, Valentina Telitchenko, avait aussitôt dénoncé la décision de la cour, y voyant "une décision politique" visant à "épargner les commanditaires". Le syndicat indépendant des journalistes de Kiev avait lui aussi critiqué cette décision. "La négation du caractère commandité du meurtre de notre collègue Guéorgui Gongadzé entachera la réputation du pouvoir actuel", avait mis en garde le syndicat.

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Le sort de José Socrates dépend de l'adoption ou du rejet du plan d'austérité

Vue du Parlement Portugais, le 22 mars 2011.

Vue du Parlement Portugais, le 22 mars 2011.AP/Armando Franca

L'opposition, majoritaire au Parlement, devrait confirmer mercredi son rejet du nouveau programme d'austérité du premier ministre, le poussant à la démission au risque de précipiter un appel à l'aide financière internationale. Le débat sur le nouveau "programme de stabilité et croissance" (PEC) proposé par le gouvernement doit débuter à 15 heures (16 heures à Paris), le vote des députés étant prévu à partir de 18 heures (19 heures à Paris). Le texte en lui-même, dont la version finale doit être remise fin avril à Bruxelles, n'a pas à être approuvé par le Parlement.

Mardi soir, le Parti social-démocrate (PSD), principale force d'opposition, a appelé à voter contre le PEC "au nom de l'intérêt national" jugeant que seul un départ du premier ministre et l'élection d'un nouveau gouvernement permettrait au Portugal de récupérer sa "crédibilité" et la "confiance" de ses partenaires européens comme des marchés financiers. En cas de rejet de son programme, M. Socrates, qui ne peut compter que sur l'appui de 97 députés socialistes sur 230 au Parlement, a annoncé qu'il démissionnerait, non sans promettre d'être candidat aux élections anticipées qui pourraient être fixées fin mai ou début juin. Le chef du gouvernement pourrait remettre sa démission dès mercredi au président de centre droit Anibal Cavaco Silva qu'il doit rencontrer à 19 heures, ou préférer attendre la fin du sommet européen vendredi.

Le Portugal pourrait être contraint par l'office européen des statistiques Eurostat d'inscrire des dépenses supplémentaires à son déficit de 2010, qui serait ainsi revu en hausse par rapport à l'objectif prévu de 7,3 % du PIB, rapporte la presse mercredi. Le déséquilibre des comptes publics portugais pourrait finalement "dépasser les 8 %" du PIB, indiquent le quotidien économique Diario economico et le journal de référence Publico, faisant état de "conversations" entre l'Eurostat et l'Institut national des statistiques (INE).

Selon ces deux journaux, la question concerne surtout la prise en compte des pertes financières de 2 milliards d'euros affichées par la banque BPN, nationalisée fin 2008 après la découverte d'opérations frauduleuses sur fonds de crise financière internationale. Par ailleurs, la comptabilisation de fonds transférés à certaines sociétés publiques de transport, largement déficitaires, pourrait davantage alourdir le déficit de 2010, précise le Diario economico. Le premier ministre, José Socrates, avait annoncé en janvier que le déficit public pour 2010 serait "clairement en dessous des prévisions" de 7,3 % du PIB, après un déséquilibre record de 9,3 % en 2009. Dans le cadre des procédures pour déficit excessif, l'INE doit communiquer à Bruxelles ses chiffres officiels à la fin du mois.

Le trafic ferroviaire était très fortement perturbé mercredi, au premier jour d'une nouvelle série de grèves dans le secteur des transports pour protester notamment contre les baisses de salaires imposées par le gouvernement. Dans le cadre de sa politique d'austérité budgétaire, le gouvernement portugais a imposé depuis janvier une baisse de 5 % en moyenne des salaires des fonctionnaires et exigé des entreprises publiques une diminution globale de 15 % de leurs dépenses.

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L'actrice Elizabeth Taylor est morte

Elizabeth Taylor en 1993.

Elizabeth Taylor en 1993.AFP/GERARD JULIEN

L'actrice anglo-américaine Elizabeth Taylor, l'une des dernières grandes légendes d'Hollywood, est décédée à l'âge de 79 ans d'une insuffisance cardiaque, a annoncé son agent dans un communiqué mercredi 23 mars.

Enfant prodige, la jolie petite brune née à Londres en 1932 d'un marchand d'art et d'une actrice, a débuté à l'âge de 10 ans avec Fidèle Lassie. L'Amérique tombe très vite amoureuse de Liz, qui enchaîne les rôles, notamment pour Vincente Minnelli (Le Père de la mariée et Allons donc, papa !) et réussit à passer du statut d'enfant star à celui d'actrice adulte respectée. Elle confiera cependant avoir difficilement vécu son enfance, "volée" par les studios. "L'une des rares fois où j'ai vraiment été heureuse, c'est lorsque j'étais enfant, avant que je commence à jouer", dira-t-elle.

 

Elizabeth Taylor en 1951.

Elizabeth Taylor en 1951.AP

En 1956, à l'âge de 24 ans, elle partage l'affiche de Géant avec Rock Hudson et James Dean et entame une glorieuse décennie qui la voit enchaîner les chefs-d'oeuvre. Elle est l'inoubliable Maggie dans La Chatte sur un toit brûlant (1958), aux côtés de Paul Newman, et retrouve un an plus tard l'univers de Tennessee Williams avec Soudain l'été dernier, de Joseph L. Mankiewicz. Elle est alors l'une des actrices les mieux payées d'Hollywood

Mais c'est aussi l'époque où elle sombre une première fois dans la dépression, après la mort accidentelle en 1958 de Mike Todd, son troisième époux. Elle se maria huit fois, mais n'eut que sept maris car elle épousa deux fois le même homme, l'acteur gallois Richard Burton, avec qui elle forma l'un des couples les plus volcaniques des années 60-70, et dont les amours ont défrayé la chronique.

"Je suis quelqu'un qui a besoin d'être mariée, probablement parce que j'ai un fort sentiment d'insécurité", confiera-t-elle dans une interview. En 1963, Cléopâtre marque un nouveau tournant dans sa carrière. Le film de Mankiewicz, pour lequel elle touchera la somme alors faramineuse d'un million de dollars, sera l'un des "bides" les plus retentissants de l'histoire du 7e art. Mais c'est pendant le tournage qu'un certain Richard Burton lui glisse, l'air de rien : "Vous a-t-on déjà dit que vous étiez une très jolie fille ?"

Liz est séduite et affirme "adorer ne pas être Elizabeth Taylor mais la femme de Richard". Richard offre à Elizabeth les plus beaux diamants du monde et leur couple s'avère d'une extraordinaire fécondité à l'écran : le splendide Qui a peur de Virginia Woolf (1966) vaut à l'actrice un deuxième Oscar (après celui obtenu pour Butterfield 8) et les amants terribles partagent l'affiche de La Mégère apprivoisée de Franco Zeffirelli en 1967.

Encore un chef-d'oeuvre, Reflets dans un oeil d'or, de John Huston, avec Marlon Brando, et l'actrice entre dans la tourmente des années 70, qui sera fatale à sa carrière. Celle qui était considérée comme l'une des plus belles femmes du monde enchaîne les régimes, abuse des tranquillisants, de l'alcool... et des époux. Après Richard Burton, elle se mariera encore deux fois, avant un ultime divorce en 1996.

Très affectée par la mort de l'acteur Rock Hudson en 1985, la star avait créé, la même année, la Fondation américaine pour la recherche pour le sida, AmFAR, qu'elle présidait encore au Festival de Cannes en 2001. En 1988, elle avait publié un émouvant livre-confession, Elizabeth dit tout, alors qu'elle cultivait ses amitiés, notamment avec la pop-star Michael Jackson. A la mort de ce dernier, Dame Liz Taylor - anoblie par la reine d'Angleterre en mai 2000 - avait affirmé : "Mon coeur, mon âme sont brisés. J'aimais Michael de tout mon coeur et je ne peux pas imaginer ma vie sans lui".

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mardi, 22 mars 2011

Les enceintes de confinement à Fukushima ne sont pas gravement endommagées, selon l'AIEA

Le taux de radiation d'un enfant est contrôlé à Koriyama dans la préfecture de Fukushima.

Photo: AFP/Go Takayama

Le taux de radiation d'un enfant est contrôlé à Koriyama dans la préfecture de Fukushima.

Les enceintes de confinement des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon ne sont pas gravement endommagées malgré la poursuite des rejets radioactifs, a indiqué mardi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Selon James Lyons, directeur de la sûreté des installations nucléaires à l'Agence internationale pour l'énergie atomique, il n'y a pas de grands trous ou des rejets excessifs de ces enceintes de confinement.

Il reconnaît toutefois que des radiations proviennent toujours de ce site. La question est de savoir d'où elles proviennent : de l'enceinte de confinement primaire ou des piscines où est entreposé le combustible usagé, a expliqué James Lyons.

Ces informations contrastent avec celles de la compagnie qui exploite la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), qui a annoncé plus tôt que l'augmentation de la température qui règne autour du coeur du réacteur n° 1 soulève des inquiétudes.

« Il est trop tôt pour dire que les réacteurs 1, 2 et 3 sont pleinement stabilisés », a déclaré le vice-président de Tepco.

Par ailleurs, de la fumée s'échappe toujours du réacteur n° 2, mais on n'en observe plus aux abords du n° 3.

Selon l'Agence japonaise de sûreté nucléaire, ce panache blanc est probablement de la vapeur provenant de la piscine de combustible usé.

« La vapeur s'échappait déjà avant. Nous avons jugé qu'il était sans danger de poursuivre les travaux », a précisé un porte-parole de Tepco.

Malgré ces difficultés, l'Agence japonaise de sûreté nucléaire s'est voulue rassurante. Elle juge extrêmement faible la possibilité que les piscines de combustible usé et les barres de combustible atteignent à nouveau un stade de réaction nucléaire en chaîne involontaire et incontrôlée.

Le rétablissement de l'électricité dans les réacteurs est une condition pour la remise en marche des pompes de refroidissement.

Des rejets radioactifs

La crainte d'une contamination radioactive se renforce. La présence d'iode radioactive à un niveau 127 fois supérieur à la normale et de césium radioactif à un niveau environ 25 fois supérieur à la normale a été détectée dans l'eau de mer à 100 mètres de la centrale de Fukushima.

En raison des concentrations élevées d'iode, le ministère de la Santé a conseillé aux habitants d'Itate, un village situé à 30 km de la centrale, de ne pas boire l'eau de l'aqueduc.

Les nouvelles sont également inquiétantes sur la contamination des produits alimentaires.

Selon l'agence de presse Kyodo, des substances radioactives en quantités supérieures aux normes légales ont été détectées dans des brocolis et du lait cru dans des zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

Difficultés pour les secours

Le travail des sauveteurs est ralenti par les pluies parfois verglaçantes et par les nombreuses pannes de courant. Les produits de première nécessité n'ont pu être acheminés que par la route, car les hélicoptères sont cloués au sol.

À l'heure actuelle, 221 000 foyers sont toujours privés d'électricité et plus de 2,4 millions de personnes ne disposent pas d'eau courante.

Le bilan de la catastrophe naturelle ne cesse de s'alourdir. Les derniers chiffres oscillent entre 18 000 et 22 000 morts et disparus. Selon un bilan provisoire, 9079 décès ont été confirmés.

Le vice-président de Tepco s'est rendu mardi présenter ses excuses aux riverains évacués de la zone de la centrale .

« Je m'excuse sincèrement, notre entreprise a provoqué de l'anxiété et des nuisances aux habitants des environs des centrales, à ceux de la préfecture de Fukushima et du pays dans son ensemble », a déclaré Norio Tsuzumi.

Alors que le président de la compagnie ne s'est pas montré publiquement depuis le début de la crise, ce responsable a reconnu avoir tardé à se rendre sur place.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press et Reuters


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Des raids israéliens sur Gaza font huit morts

Un des jeunes Palestiniens tués lors du raid israélien

Photo: AFP/Mohammed Abed

Un des jeunes Palestiniens tués lors du raid israélien

Au quatrième jour d'une escalade de la violence à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, deux raids menés mardi soir par l'armée israélienne ont fait au moins huit morts, dont la moitié étaient des civils.

Des tirs de mortier sur un immeuble du quartier de Chajaïya, dans l'est de la ville de Gaza, ont tué trois jeunes Palestiniens ainsi que le propriétaire du bâtiment, ont indiqué des sources médicales. Les trois jeunes, dont au moins deux adolescents, jouaient au football à l'extérieur, au moment du bombardement.

Une douzaine d'autres personnes, dont huit enfants, ont également été blessées. Quatre d'entre elles demeurent dans un état critique.

L'armée israélienne a affirmé avoir riposté au lancement de quatre roquettes artisanales Qassam vers Israël. Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a parlé de la mort des civils comme d'une erreur regrettable, affirmant que l'armée avait visé la « source des tirs », mais que celle-ci était « malheureusement » près d'une maison où se trouvaient des civils.

« Cela ne nous fait pas plaisir, a-t-il dit, mais c'est le prix à payer pour des attaques quotidiennes menées contre notre population civile par des terroristes, à partir de quartiers civils de l'autre côté de la frontière. »

Sur son site web, le Hamas a déclaré que « l'entité sioniste [devait] s'attendre à une rude riposte. »

Un deuxième raid israélien sur le quartier de Zeïtoun a ensuite fait trois morts et un blessé, tous des militants du Djihad islamique.

Israël a multiplié les actions de représailles au cours des derniers jours à la suite d'une recrudescence de tirs de roquettes et d'obus à partir de l'enclave palestinienne aux mains du Hamas. Plus de 130 roquettes et obus ont été tirés à partir de Gaza cette année, dont près de la moitié depuis samedi, selon l'armée israélienne.

Lundi, des raids aériens israéliens ont fait une vingtaine de blessés palestiniens à travers la bande de Gaza.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuter

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