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mardi, 22 mars 2011

Un Québécois à Bahreïn

e Québécois Gilles Allard vit et travaille à Bahreïn. Il nous a fait parvenir ce texte où il fait part de ses impressions sur la situation qui règne dans ce petit pays du Golfe Persique.

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Nouvelles frappes sur la Libye, dont à Tripoli

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Photo: AFP/Giovanni Marino

Un Eurofighter Typhoon décollant de la base de Gioia del Colle.

Au troisième jour de l'intervention de la coalition internationale en Libye, la télévision d'État libyenne a affirmé lundi soir que la capitale avait essuyé de nouvelles frappes aériennes de la part de l'« ennemi croisé ».

Les médias internationaux ont en outre rapporté que des tirs de la défense anti-aérienne libyens avaient été entendus quelques heures après la tombée de la nuit.

Ils ont également fait d'état d'explosions près de la résidence du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, dans le sud de Tripoli. La nuit précédente, des missiles ont détruit un bâtiment administratif à l'intérieur de ce complexe résidentiel. La coalition affirme que la cible était un centre « de commandement et de contrôle » des loyalistes.

Un porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a par ailleurs soutenu que la ville de Sebha, fief de la tribu du colonel Mouammar Kadhafi, à 750 kilomètres au sud de Tripoli, avait elle aussi été bombardée. Il a également affirmé qu'« un petit port de pêche » à quelque 25 kilomètres à l'ouest de la capitale avait aussi été bombardé.

Des Libyens observent les dégâts causés par les frappes aériennes contre l'armée libyenne à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Benghazi.

Photo: AFP/Patrick Baz

Des Libyens observent les dégâts causés par les frappes aériennes contre l'armée libyenne à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Benghazi.

Selon le porte-parole, les attaques menées depuis samedi sur « Tripoli, Zouara, Misrata, Syrte et Sebha » ont fait « plusieurs victimes » parmi les civils.

Selon des témoins cités par l'AFP, une base de la marine libyenne à Boussetta, située à 10 km à l'est de Tripoli, a elle aussi été touchée par des bombardements.

Aucune frappe n'avait cependant été rapportée pendant la journée. La coalition, menée par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, a toutefois effectué quelque 80 sorties dans l'espace aérien libyen. L'Italie, le Danemark et l'Espagne ont participé aux opérations, et le Canada ainsi que la Belgique se sont joints aux forces de la coalition lundi.

remière mission pour les CF-18 Canadiens

Des avions de chasse canadiens CF-18 ont fait leur première sortie au-dessus de la Libye lundi. Le ministre de la Défense, Peter MacKay, vient de le confirmer à Ottawa, en précisant que les appareils étaient en mission d'accompagnement.

Le ministre MacKay a dit que le Canada allait continuer à appuyer la coalition internationale mise sur pied par l'ONU. Quelque 380 militaires canadiens sont dans la région, soit à bord du navire Charlottetown, soit avec la flotte aérienne des CF-18, pour participer au maintien de la zone d'exclusion aérienne.

La coalition a entamé des bombardements d'objectifs militaires par air et par mer samedi après l'adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée jeudi, qui autorise l'utilisation de la force pour protéger les civils. Elle montre cependant déjà des signes de division.

Les violences continuent sur le terrain

Des combats ont par ailleurs été rapportés dans la ville de Misrata, située 200 km à l'est de Tripoli.

Moussa Ibrahim a affirmé que la ville avait été « libérée il y a trois jours », mais que les forces du régime y recherchaient toujours des « éléments terroristes ».

Un porte-parole des rebelles et une source médicale dans la ville ont de leur côté affirmé que les tirs des forces fidèles au dirigeant libyen y avaient tué au moins 40 personnes en plus de faire plus de 300 blessés. Les rebelles ont indiqué qu'elles avaient tiré sur des civils désarmés et qu'ils rassemblaient des habitants des villes voisines à Misrata pour former un bouclier humain contre les raids aériens occidentaux.

Un habitant a par ailleurs affirmé par téléphone à l'agence Reuters que des soldats pro-Kadhafi en tenue civile se trouvaient dans le centre de la ville, lundi, et que des blindés encerclaient la ville. L'accès à l'eau aurait été coupé.

Il est impossible de vérifier toutes ces informations auprès de sources indépendantes, les journalistes n'ayant pas accès à Misrata, située entre Tripoli et Syrte, deux villes qui sont sous contrôle ferme des loyalistes.

Les forces fidèles au colonel Kadhafi et les insurgés de l'est du pays ont par ailleurs croisé le fer dans la ville d'Ajdabiya, située à environ 160 kilomètres au sud de Benghazi. Selon Al-Jazira, les forces gouvernementales contrôleraient toujours les accès est et ouest de la ville.

L'Agence France-Presse avait rapporté plus tôt dans la journée que des centaines de rebelles armés de roquettes Katioucha et de batteries antiaériennes montées sur des camions s'étaient avancés aux portes d'Ajdabiya.

L'agence rapporte que des dizaines de chars détruits par les frappes aériennes pouvaient être aperçus le long de la route entre Ajdabiya et Benghazi, berceau du mouvement de contestation visant le colonel Kadhafi.

Carte de la Libye

Carte de la Libye

Journalistes disparus et libérés

Couvrir la guerre civile en Libye est un métier périlleux. Un journaliste de l'AFP, Dave Clark, un photographe de l'agence Roberto Schmidt, et un collègue de Getty Images, Joe Raedle, n'ont donné aucune nouvelle depuis vendredi soir, alors qu'ils se trouvaient dans la région de Tobrouk, dans l'est du pays.

Par ailleurs, quatre journalistes du New York Times ont été libérés. Ils se trouvent à l'ambassade de Turquie à Tripoli, a confirmé lundi le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. Ils devaient quitter le pays incessamment.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Reuters et Al-Jazira

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Le président yéménite prêt à un éventuel transfert constitutionnel du pouvoir

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Photo: AFP/Ahmad Gharabli

Des manifestants yéménites demandent la démission du président Ali Abdullah Saleh dans les rues de Sanaa.

Le président yéménite Ali Abdullah Saleh serait d'accord pour quitter ses fonctions d'ici la fin de l'année dans le cadre d'un transfert constitutionnel de pouvoir a annoncé mardi son porte-parole Ahmed-al Sufi.

Le chef d'État âgé de 68 ans aurait informé les commandants militaires et les divers responsables tribaux de ses intentions. Ahmed-al Sufi précise cependant que le président ne veut pas laisser le pouvoir à l'armée.

Cette annonce intervient alors que la contestation s'amplifie dans le pays. De nombreux militaires et fonctionnaires continuent de se rallier au mouvement de protestation lancée fin janvier pour demander le départ du président et de meilleures conditions de vie.

Des chefs de l'armée, dont le général Ali Mohsen al-Ahmar, ont annoncé leur défection. Des heurts ont opposé lundi soir des militaires fidèles au général al-Ahmar et des membres de la garde présidentielle à Moukalla dans le sud du pays. Ces accrochages ont fait deux morts.

Le mouvement de défection qui survient au Yémen semble avoir été accéléré par le massacre de la place de l'Université, où 52 protestataires ont été abattus vendredi par des hommes armés soupçonnés d'être à la solde du régime.

Saleh brandit la menace d'une guerre civile

En réponse à ces tensions, Ali Abdullah Saleh a averti que les divisions au sein de l'armée étaient néfastes pour son pays: « Toute tentative d'arriver au pouvoir par un coup d'État conduirait à la guerre civile ».

« Les officiers et les diplomates tombent comme les feuilles mortes, Il n'est pas trop tard pour eux de revenir à la raison », a ajouté M. Saleh.

Depuis le début du mouvement de contestation, le président Saleh a annoncé qu'il quitterait le pouvoir en 2013 et a assuré que son fils ne lui succéderait pas. Cela n'a pas mis fin aux manifestations d'envergure dans les rues des principales villes du pays.

Après un mois de violente répression, une centaine de personnes ont été tuées.

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Photo: AFP/Mohammad Huwais

Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh s'adresse à ses partisans à Sanaa

 

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Guerre civile Des milliers de personnes déplacées dans l'est de la Libye

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Photo: La Presse Canadienne /AP/Emilio Morenatti

Des réfugiés font la file pour obtenir de la nourriture dans un camp érigé au point de passage de Ras Ajdir.

 

Des milliers de Libyens fuient leur domicile en raison des combats qui se poursuivent entre forces pro-Kadhafi et insurgés dans l'est du pays, soutient le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), sur la foi de témoignages de réfugiés arrivés en Égypte.

« Les équipes du HCR à la frontière égyptienne avec la Libye ont entendu des nouveaux arrivants que des milliers de Libyens sont déplacés dans l'est du pays et se sont réfugiés dans des maisons, des écoles et des bâtiments universitaires », a déclaré mardi un porte-parole du HCR, Adrian Edwards.

Ces témoins, qui disent fuir par crainte de représailles des forces loyalistes dans l'est, rapportent que des déplacements de population sont constatés aussi bien à Ajdabiya, où se trouve la ligne de front dans l'est, qu'à Tobrouk et à Derna, deux villes situées entre Benghazi et la frontière égyptienne.

Selon le HCR, plus de 320 000 personnes ont fui le pays depuis qu'une partie de la population libyenne s'est soulevée, à la mi-février. Plus de 165 000 personnes ont trouvé refuge en Tunisie et plus de 137 000 autres se sont rendus en Égypte. L'Algérie (9000), le Niger (6000) et le Soudan ont aussi accueilli des réfugiés libyens.

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es bombardements et les combats se poursuivent

Pour une troisième nuit consécutive, des tirs de défenses antiaériennes ont été entendus près de la résidence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli. Des explosions ont aussi été entendues dans le secteur.

Un bâtiment administratif dans ce secteur avait déjà été détruit la veille. La coalition a affirmé qu'elle abritait un centre « de commandement et de contrôle » des loyalistes.

Selon des témoins de l'Agence France-Presse, la base navale libyenne de Boussetta, située à 10 km à l'est de Tripoli, a été touchée par les bombardements.

Un porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, affirme en outre qu'un « petit port de pêche » situé à 27 km à l'ouest de Tripoli a été touché. Des habitants affirment plutôt qu'une caserne de l'armée était visée.

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Photo: La Presse Canadienne /AP/Anja Niedringhaus

Des rebelles prennent la fuite devant les tirs de mortiers des forces loyalistes, mardi, à Ajdabiya.

Selon plusieurs témoins, les combats entre insurgés et forces pro-Kadhafi se poursuivent toujours mardi à Ajdabiya, à 200 km au sud de Benghazi, ainsi qu'à Misrata, à Zintan et à Yefren.

Selon les rebelles, les combats à Misrata, troisième ville du pays, ont fait 40 morts et 300 blessés. Ces informations ne peuvent être vérifiées de source indépendante, les journalistes ne pouvant se rendre dans la ville.

Le régime du colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, affirme que la première vague de raids dans la nuit de samedi à dimanche a fait 64 morts et des dizaines de blessés. Ces informations n'ont pas été corroborées par des sources indépendantes.

Diminution attendue de la fréquence des raids

Le général américain Carter Ham, qui dirige actuellement les opérations depuis le centre de commandement Afrique (Africom) à Stuttgart, en Allemagne, a déclaré lundi qu'il fallait s'attendre à une « diminution de la fréquence des attaques ».

« Sauf si quelque chose d'inhabituel ou d'inattendu survient, nous pourrions voir un ralentissement dans la fréquence des attaques. Nous avons déjà vu, entre la première nuit des frappes Tomahawk et la deuxième, une réduction importante », a déclaré lundi soir le chef de la coalition, le général américain Carter Ham.

« L'extension de la zone d'exclusion aérienne, pratiquement d'une frontière à l'autre (égyptienne à tunisienne), devrait nous permettre d'avoir une grande liberté de mouvement", a-t-il poursuivi.

Le président américain Barack Obama a pour sa part indiqué lundi que les États-Unis céderaient sous peu le commandement de l'intervention militaire à d'autres participants. Il a assuré que « l'OTAN sera impliquée dans une fonction de coordination », mais sans insister davantage.

La France déclare ouvertement que l'OTAN ne devrait pas intervenir dans cette affaire, afin de ne pas braquer la Ligue arabe.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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lundi, 21 mars 2011

Wyclef Jean blessé à la main

Des informations contradictoires circulent dimanche au sujet de Wyclef Jean. Selon des agences de presse, la vedette de hip-hop aurait été blessée par balle à la main droite. D'autres sources révèlent toutefois que le chanteur se serait blessé par des éclats de verre au cours d'une soirée. Jean, qui se trouve en Haïti pour soutenir le candidat Michel Martelly, est sorti de l'hôpital au cours de la nuit.

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15:40 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'armée commence à lâcher le président Saleh

Plusieurs hauts gradés de l'armée yéménite, dont un général de premier plan, ont annoncé lundi qu'ils se joignent au mouvement de contestation contre le président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

 

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Un second tour et quelques cafouillages

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Le candidat Michel Martelly a eu quelques difficultés à entrer dans son bureau de vote

 

 

 

 

 

 

 

Le deuxième tour des élections haïtiennes, les premières depuis le séisme de 2010, avait lieu hier dans l'ïle antillaise. Deux candidats sont en lice, Michel Martelly et Mirlande Manigat. Il faudra attendre un peu les résultats, nous dit Étienne Côté-Paluck, puisqu'ils seront connus seulement le 16 avril.

Le candidat Michel Martelly dispose d'un avantage sur son adversaire même s'il ne dispose d'aucune expérience politique.  

Selon notre correspondant Étienne Côté-Paluck, Martelly obtient l'appui d'une bonne partie de la population parce qu'il est proche du peuple. Il représente aussi le ras-le-bol général envers la classe politique haïtienne. 

Cette élection survient quelques jours après le retour au pays d'un ancien dirigeant, Jean-Bertrand Aristide. Quelques mois plus tôt, un autre ancien président haïtien, Jean-Claude Duvalier, revenait aussi s'installer en Haïti.

 

 

 

 

14:54 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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crise humaine et crise nucléaire au japon

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une petite viste au japon

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TROP DE BORDELLE EN LIBYE :La coalition a frappé le complexe résidentiel de Kadhafi

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Photo: AFP/Imed Lamloum

Un bâtiment administratif situé dans le complexe présidentiel a été touché par un tir de missile.

Les forces de la coalition poursuivent leur offensive contre le régime de Mouammar Kadhafi et ont touché dimanche soir un bâtiment du complexe résidentiel du dirigeant libyen, à Tripoli.

Selon ce qu'a déclaré un responsable militaire de la coalition à l'AFP, le bâtiment a été détruit, car il abritait un centre de « commandement et de contrôle » des forces libyennes. « Dans le cadre de la résolution 1973 [du Conseil de sécurité de l'ONU], nous continuons de viser les cibles qui posent une menace directe pour le peuple libyen et qui gênent la mise en place de la zone d'exclusion aérienne », a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Le bâtiment, détruit à l'aide d'un missile, est situé à une cinquantaine de mètres de la tente où le colonel Kadhafi recevait en général ses invités de marque. Lundi, des journalistes étrangers ont été transportés en autobus sur place par le régime libyen pour constater les dégâts.

Le responsable qui a divulgué l'information a insisté pour dire que Kadhafi ou sa résidence n'étaient pas visés par l'attaque. Les officiels libyens ont précisé que personne n'a été blessé dans le raid, sans préciser si Mouammar Kadhafi se trouvait à l'intérieur du complexe.

Par ailleurs, le ministère britannique de la Défense a indiqué que les forces britanniques avaient pris part à un raid contre les systèmes de défense antiaérienne de la Libye. Un sous-marin Trafalgar, notamment, a lancé des missiles de croisière Tomahawk contre des objectifs militaires libyens.

Six avions de combat italiens, dont quatre chasseurs bombardiers Tornado, auraient aussi décollé dans la soirée de la base de Trapani en Sicile pour participer à l'opération appelée Aube de l'odyssée.

Quatre chasseurs de l'armée danoise ont aussi pris part aux frappes dans la journée de dimanche.

Les CF-18 du Canada devraient entrer en opération d'ici 48 heures.
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Photo: AFP/Giuseppe Cacace

Un F-16 américain décollant d'une base aérienne italienne, le 20 mars 2011
Les premières frappes qualifiées de succès par le Pentagone

Plus tôt, les hauts responsables militaires des États-Unis ont fait un bilan positif des premières frappes de la coalition internationale contre la Libye.

Lors d'un point de presse au Pentagone, le vice-amiral américain William Gortney a déclaré que les frappes internationales sont couronnées de succès : « Nous estimons que ces frappes ont été très efficaces, en détruisant grandement le potentiel antiaérien du régime ».

Les forces de la coalition, a-t-il dit, n'ont perdu aucun appareil. Il a également affirmé qu'il n'avait pas d'indication de victimes civiles dans les zones touchées par les bombardements.

Le vice-amiral Gortney a aussi ajouté qu'il doutait de la sincérité du cessez-le-feu annoncé par l'armée libyenne, comme de toute communication du régime libyen.

Plus tôt dimanche, l'amiral américain Michael Mullen avait indiqué que l'opération, lancée au terme d'une réunion internationale à Paris, a livré ses promesses.

Selon l'amiral Mullen, la prochaine étape sera de couper les lignes de ravitaillement des forces de Kadhafi pour étrangler ses capacités offensives.

Ses forces sont pas mal éparpillées entre Tripoli et Benghazi et nous allons essayer de couper le soutien logistique à partir de demain [lundi].

— L'amiral américain Mike Mullen

Il précise que le but de l'action internationale n'est pas de « chasser Kadhafi du pouvoir », mais de « protéger les civils ».

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a affirmé que les États-Unis pourraient bientôt confier le commandement des opérations militaires aux Français, aux Britanniques ou encore à l'OTAN, qui n'est toutefois pas impliquée dans les opérations jusqu'ici. Il a répété que les États-Unis ne voulaient pas jouer un « rôle dominant » dans la conduite des opérations.

Le régime libyen perd du terrain

Les actions militaires ont permis de desserrer l'étau autour du bastion rebelle de Benghazi qu'assiégeaient les troupes gouvernementales et d'instaurer une zone d'exclusion aérienne.

Des témoins font état de dizaines de véhicules militaires détruits sur la route reliant Benghazi et Ajdabiya, dans l'est du pays, où des tanks, des blindés et des véhicules lance-roquettes ont été réduits en cendre par l'aviation française.

L'offensive enrayée des forces pro-Kadhafi vendredi et samedi aurait fait 90 morts, selon des sources hospitalières et des journalistes de l'AFP.

Depuis le début du conflit avec les forces fidèles à Kadhafi, les insurgés ont déclaré à la chaîne Al-Jazira avoir perdu plus de 8000 combattants.
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Photo: La Presse Canadienne /Anja Niedringhaus

Des insurgés libyens manifestent leur joie à Benghazi sur un tank appartenant à l'armée de Mouammar Kadhafi.
Kadhafi promet une « longue guerre »

L'armée libyenne a annoncé un nouveau cessez-le-feu dès dimanche soir. Mais les forces de la coalition ont rapidement écarté la possibilité que les forces libyennes le respectent.

Tom Donilon, le conseiller du président Barack Obama pour la sécurité nationale, a déclaré peu après cette annonce que ce cessez-le-feu est un « mensonge ».

« Notre position, à ce stade, c'est que cela n'est pas vrai, ou alors que la trêve a été aussitôt violée », a dit à la presse M. Donilon.

Le régime libyen avait déjà annoncé vendredi un cessez-le-feu qu'elle n'a pas respecté.

Avant l'annonce du cessez-le-feu, le colonel Mouammar Kadhafi avait menacé la rébellion et la coalition internationale d'une « longue guerre », dans une allocution télévisée.

Il a affirmé que les Libyens étaient « prêts à mourir en martyrs ».

Le dirigeant a qualifié les membres de la coalition internationale de « terroristes, barbares et monstres », ajoutant que son pays ne laisserait « jamais les pays croisés profiter de son pétrole ».

Dimanche matin, des habitants de Misrata rapportaient des affrontements entre forces gouvernementales et insurgés.

Une coalition qui fait grincer des dents

Selon un officiel du gouvernement libyen, les frappes de la coalition internationale ont fait jusqu'ici 64 morts. Ce bilan n'a toutefois pas pu être confirmé par d'autres sources indépendantes.

La Ligue arabe, qui avait appuyé l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, a sommé la coalition de préciser son action pour éviter les victimes civiles.

La Russie et la Chine, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité, qui s'étaient abstenues lors du vote, ont dit regretter l'intervention dimanche en journée.

Le président américain Barack Obama a répondu aux détracteurs de l'action de la coalition en soutenant qu'elle est conforme à la résolution adoptée au Conseil de sécurité, rappelant qu'elle avait été approuvée par les pays arabes.

La France « applique pleinement et uniquement la résolution 1973 », s'est pour sa part justifié le ministère français de la Défense.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press, Presse canadienne et Reuters

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Google accuse Pékin de perturber sa messagerie Gmail

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Le moteur de recherche américain Google a accusé Pékin de créer des perturbations sur sa messagerie Gmail, à la suite de dysfonctionnements constatés depuis plusieurs semaines.

« De notre côté, il n'y a pas de problème technique, nous avons cherché de manière extensive », a déclaré Google dans un courriel à l'Agence France Presse. « Il y a un blocage émanant du gouvernement et fait de manière telle à laisser penser que le problème vient de Gmail », a ajouté le géant américain.

Des utilisateurs d'Internet en Chine se plaignent depuis plusieurs semaines de difficultés d'accès à leur compte Gmail et de perturbations des réseaux privés virtuels (VPN) qui permettent de contourner la censure.

Ces problèmes ont coïncidé avec des appels émanant de sites chinois basés à l'étranger demandant à la population de se rassembler les dimanches dans une douzaine de villes du pays, dans l'esprit de la révolution du jasmin qui a renversé le régime tunisien.

Ces appels anonymes ont suscité une grande nervosité du côté du gouvernement chinois, qui s'est traduite par de nombreuses entraves au travail des journalistes, dont certains ont été violemment frappés par des membres de la sécurité. D'autres ont vu leur messagerie personnelle piratée.

La Chine, qui compte de loin la plus grande communauté d'internautes au monde (457 millions), a mis sur pied une « Grande muraille informatique » qui censure sur le web les sujets sensibles, comme les droits de la personne et les critiques du régime communiste, et bloque Facebook, Twitter, Dailymotion ou YouTube.

D'une manière générale, le contrôle d'Internet s'est renforcé parce que le gouvernement chinois pense que le militantisme sur Internet menace le régime, alors il fait tout pour que la menace ne s'aggrave pas.

— Michael Anti, expert de la toile cité par l'AFP

De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas répondu à une demande d'information acheminée lundi par télécopieur.

Google avait eu l'an dernier un long affrontement avec le gouvernement chinois. Après s'être dit excédé par la censure en Chine et les cyberattaques provenant de ce pays, le groupe avait décidé en mars 2010 de ne plus censurer son site en chinois et de le transférer sur Hong Kong.

La Chine avait alors nié toute responsabilité dans les cyberattaques contre le groupe californien, qualifiant les accusations contre Pékin « d'infondées ».

Google a annoncé en juillet dernier que Pékin avait renouvelé sa licence d'exploitation, qui avait expiré à la fin juin, lui permettant ainsi de rester en activités sur le plus vaste marché Internet au monde.

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L'électricité de retour à Fukushima

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Photo: AFP/KEN SHIMIZU

À Koriyama, la radiation est mesurée sur un sinistré.

L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (TEPCO), a annoncé lundi que les six réacteurs de la centrale sont désormais raccordés au réseau électrique.

Tepco compte évaluer les dégâts infligés aux systèmes de refroidissement des coeurs des réacteurs et saura ensuite s'il est possible de les relancer par l'électricité fournie par ce réseau.

En l'absence d'électricité depuis le séisme et le tsunami, des centaines d'employés ont arrosé les réacteurs et les piscines, qui ont en outre fait l'objet de largage de tonnes d'eau par hélicoptère, pour éviter des rejets massifs d'éléments radioactifs.

La situation est toujours imprévisible

La situation de la centrale demeure incertaine et des centaines d'ingénieurs s'activent toujours sur le site pour éviter le pire. Le gouvernement japonais a confirmé dimanche que la centrale, une fois sécurisée, ne sera pas remise en service.

Alors que de légers progrès étaient observés à la centrale de Fukushima, la pression s'est mise à augmenter lundi dans le réacteur 3, celui qui est le plus endommagé. Il contient du combustible MOX. Il s'agit d'un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium dont les rejets sont considérés plus nocifs que ceux provenant d'un combustible à base d'uranium.

En fin d'après-midi lundi, Tepco a annoncé l'évacuation partielle du personnel présent dans la centrale nucléaire après que de la fumée grise ait commencé à s'échapper du réacteur 3.

Aucune modification dans le niveau des radiations n'a cependant été remarquée près de la centrale et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) indique que le niveau est resté inchangé et sous les seuils dangereux dans les grands centres.

La fumée a cessé quelques heures plus tard, au même moment où une colonne de fumée blanche commençait à s'élever d'une fissure dans le toit du réacteur 2.

Alerte à la consommation radioactive

Les autorités japonaises ont lancé samedi une alerte à la contamination radioactive d'aliments à proximité de la centrale. Le lait et deux sortes de légumes verts qui sont produits dans quatre préfectures près de la centrale ont été interdits à la vente, en raison d'un taux de radioactivité supérieur aux seuils autorisés.

Le gouvernement a toutefois assuré que les niveaux de contamination ne comportaient « pas de risques immédiats pour la santé ».

La crainte de la pluie

La pluie qui s'abat sur le Japon perturbe les opérations de secours et renforce l'inquiétude les gens concernant de possibles retombées radioactives dans les régions situées au sud de la centrale endommagée et dans la grande région de Tokyo.

Le bilan, toujours provisoire, est de plus de 21 500 morts et disparus, dont 8649 décès.

Le premier ministre du Japon, Naoto Kan, a annulé une visite dans la ville d'Ishinomaki, où ont été miraculeusement retrouvés dimanche une femme de 80 ans et son petit-fils de 16 ans, après avoir passé neuf jours sous les décombres.

Le premier ministre Kan devait aussi se rendre lundi à proximité de la centrale de Fukushima Daiichi pour rencontrer les gens qui tentent tout ce qu'ils peuvent pour éviter une catastrophe nucléaire.

Néanmoins, dans une déclaration lundi, il a estimé que la situation à la centrale nucléaire endommagée « s'améliorait peu à peu ».

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Reuters et Associated Press

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