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lundi, 21 mars 2011

Les tsunamis les plus meurtriers de l'histoire

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Photo: AFP/Saeed Khan

Des militaires thaïlandais transportent des victimes du Tsunami du 26 décembre 2004.

28 octobre 1707, Japon : Un tremblement de terre de magnitude 8,6 dans la région de Kochi fait plus de 30 000 morts.

* 1er novembre 1755, Portugal : Un séisme de magnitude 8,7 suivi d'un tsunami ravage Lisbonne, faisant environ 60 000 morts.

* 13 août 1868, Chili : Un séisme de magnitude 9 à Arica (Pérou alors, Chili aujourd'hui) engendre des tsunamis qui font plus de 25 000 morts en Amérique du Sud.

* 27 août 1883, Océan Indien : Un tsunami associé à l'éruption du Krakatoa élève le niveau de la mer de 40 mètres près de la zone d'origine et fait 40 000 victimes.

* 15 juin 1896, Japon : Un tsunami d'une hauteur maximale de 25 mètres emporte au moins 22 000 personnes dans le district de Sanriku.

* 28 décembre 1908, Italie : Un tremblement de terre a lieu près de Messine, en Italie, et a touché le nord-est de la Sicile et la pointe de la Calabre. 95 000 personnes ont trouvé la mort, dont 80 000 à Messine, sur les 140 000 habitants de la ville.

* 22 mai 1960, Chili : Un séisme de magnitude 9,5 au Chili provoque un raz-de-marée meurtrier d'une hauteur allant jusqu'à 25 mètres au Chili, 10 mètres à Hawaii et 3 mètres au Japon. La catastrophe fait plus de 5 000 victimes.

* 26 décembre 2004, océan Indien : Un séisme de 9 sur l'échelle de Richter provoque des secousses meurtrières, qui déferlent sur une demi-douzaine de pays d'Asie du Sud-Est. Le tremblement de terre provoque des raz-de-marée meurtriers dans l'océan Indien. La catastrophe fait plus de 230 000 morts et laisse 1,5 million de personnes sans abri.
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13:00 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Explosion à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

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Photo: AFP/NHK

Des images de la chaîne NHK montrent le réacteur numéro 1 (au centre) avant et après l'explosion.



L'agence de sûreté nucléaire japonaise confirme qu'une explosion s'est produite au niveau du réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, au Japon.

De la fumée blanche s'échappe actuellement du réacteur. Selon l'agence de sûreté nucléaire japonaise, l'explosion aurait été causée par une accumulation importante d'hydrogène.

L'explosion ne serait toutefois pas produite à l'intérieur du réacteur numéro 3. Le caisson renfermant le coeur du réacteur serait intact, selon l'opérateur de la centrale, la compagnie Tokyo Electric Power citée par l'agence Jiji.

L'agence de sûreté nucléaire japonaise a précisé qu'elle n'était pas en mesure de dire si cette explosion avait provoqué une fuite radioactive. Le porte-parole du gouvernement japonais, Yukio Edano, a pour sa part soutenu que la possibilité d'importantes fuites radioactives était « faible ».

Selon l'opérateur de la centrale, l'explosion a fait sept disparus et trois blessés. Les disparus sont six militaires et un employé de la centrale.

La centrale du nord-est du Japon, située dans la zone touchée par le séisme et le tsunami, est aux prises avec de graves problèmes avec les systèmes de refroidissement des réacteurs numéro 1 et numéro 3 depuis la catastrophe.

Samedi, une explosion suivie d'une fuite radioactive au réacteur numéro un avait semé un vent de panique. Une série de mesures ont été prises, dont la distribution de comprimés d'iode aux habitants proches de la centrale pour réduire les risques de cancer liés aux radiations.

L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a indiqué dimanche que des rejets radioactifs « très importants » s'étaient « produits simultanément à l'explosion », de samedi.

Selon l'institut, « le débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h) », alors que « l'ordre de grandeur de la radioactivité naturelle [...] est de 0,0001 mSv/h ».

Pour l'IRSN, la valeur de 1 mSv/h signifie « un rejet très important dans l'environnement ».

Jusqu'à présent, au moins 160 personnes auraient été exposées à des radiations. Plus de 200 000 personnes ont fui la région de Fukushima.

Au sujet des réacteurs 1,2,3,4 de la centrale Fukushima Daini, l'IRSN estime que « les installations sont actuellement dépourvues de systèmes de refroidissement ».
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Photo: AFP/Yomiuri Shimbnun

Un médecin vérifie le taux de radiation d'une femme sous le regard d'un militaire, dans la préfecture de Fukushima.
Amélioration de la situation à Onagawa

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué que les niveaux de radioactivité à la centrale nucléaire d'Onagawa, dans l'île japonaise de Honshu, étaient revenus à la normale.

Une hausse de la radioactivité avait été enregistrée plus tôt dimanche, forçant les autorités japonaises à décréter le stade d'alerte le moins élevé à la centrale, située près de la ville de Sendai, au coeur de la zone touchée par le séisme et le tsunami.

« Les recherches sur le site montrent qu'il n'y a pas d'émissions radioactives sur les trois unités d'Onagawa. L'hypothèse actuelle des autorités japonaises est que l'élévation du niveau était peut-être due au rejet de matières radioactives à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi », selon l'AIEA.

Enfin, la compagnie Japan atomic power a indiqué qu'une pompe à eau pour le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Tokai était en panne. La compagnie a cependant précisé que la pompe à eau de secours fonctionnait toujours et que le réacteur était refroidi.

La centrale Tokai numéro 2 est située dans la préfecture d'Ibaraki, à 120 km au nord-est de Tokyo. Elle a été touchée par le tsunami qui a suivi le séisme. Son réacteur est actuellement arrêté.
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Carte des centrales nucléaires aux prises avec des problèmes.
oupures de courant planifiées

L'arrêt des réacteurs des centrales nucléaires entraîne des coupures importantes d'électricité à travers le pays.

Le premier ministre japonais Naoto Kan est d'ailleurs loin de minimiser la situation. « Je considère que la situation actuelle, avec le séisme, le tsunami et les centrales nucléaires, est d'une certaine manière, la plus grave crise en 65 ans, depuis la Deuxième Guerre mondiale », a-t-dit.

Selon lui, le pays risque de connaître des coupures de courant à grande échelle.

La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), entend d'ailleurs planifier dès lundi des coupures régionales de courant par rotation, en raison de l'arrêt de certaines centrales après le séisme.

Tepco a reçu l'autorisation du gouvernement d'interrompre en partie la fourniture d'électricité de façon organisée, afin d'éviter que des régions entières ne soient soudainement entièrement privées de courant à cause d'une alimentation insuffisante.

La France et les États-Unis demandent à leurs ressortissants de quitter le Japon.
Quelques données sur les centrales nucléaires

* La protection du réacteur d'une centrale nucléaire :

La matière radioactive est séparée de l'environnement par trois barrières : le « crayon » qui enveloppe l'uranium (sous forme de pastilles); la cuve et enfin l'enceinte de confinement. Au Japon elle est constituée d'un « liner », ou « peau métallique », ancré dans des parois en béton et fermé d'un couvercle. Ce liner est muni de capteurs.

* Les mesures en cas de séisme :

Dès qu'une secousse est détectée, des capteurs disposés dans le liner déclenchent des barres constituées de matériaux « neutrophages » qui s'insèrent automatiquement dans le réacteur et évitent la propagation de la réaction nucléaire. Le réacteur est de facto à l'arrêt. Cette première parade a très bien fonctionné au Japon. Cependant, la réaction nucléaire continue à un niveau beaucoup plus faible et il faut alors refroidir le réacteur. Mais le système principal et celui de secours ont été vraisemblablement endommagés par le séisme.

* La fusion au sein d'un réacteur :


La fusion correspond à la surchauffe du combustible qui commence à fondre et à couler, comme une bougie. Il devient alors difficile à refroidir et les gaines qui retiennent les produits radioactifs n'existent plus. Les produits radioactifs risquent de passer dans l'eau qui circule théoriquement en circuit fermé.



12:36 Écrit par Kpanou dans Actualités du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 19 mars 2011

Premières frappes internationales contre le régime de Kadhafi

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Les premières frappes internationales ont commencé en Libye deux heures à peine après que 22 pays réunis à Paris se soient entendus sur les mesures militaires à prendre pour protéger les civils contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Des avions français opérant au-dessus de la Libye ont détruit plusieurs blindés des forces pro-Kadhafi lors de leur premier engagement, a déclaré un responsable du ministère de la Défense de France.

Selon la chaîne Al-Jazira, quatre chars des forces fidèles à Kadhafi ont été détruits près de Benghazi, fief des rebelles.

Une vingtaine d'avions français prendraient part à cette opération.

Un responsable du Pentagone a par la suite indiqué que la marine américaine disposait de trois sous-marins en Méditerranée qui sont en train de préparer des opérations contre la Libye.

Le responsable a précisé que les sous-marins disposaient de missiles Tomahawk pouvant atteindre des avions et des batteries antiaériennes, afin de faire respecter la zone d'exclusion aérienne imposée par l'ONU.

Protéger la population

Les rebelles pressaient la communauté internationale d'intervenir sans attendre pour faire cesser les combats.

« Il y aura aujourd'hui une catastrophe à Benghazi si la communauté internationale ne met pas en oeuvre les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU » pour protéger les civils, plaidait, quelques heures plus tôt, Moustafa Abdeldjeïl, chef du Conseil national libyen qui chapeaute l'insurrection.

Les habitants de la Benghazi faisaient état, plus tôt en journée, de bombardements aériens et de tirs d'artillerie et de mortier contre les faubourgs ouest, en violation du cessez-le-feu décrété vendredi par Kadhafi, qui lui-même réagissait à la résolution 1973 de l'ONU.

Les tirs, qui auraient commencé durant la nuit, se poursuivraient depuis.

Un avion de combat a été abattu samedi matin au-dessus de la ville, suscitant des cris de joie parmi les insurgés. La rébellion a cependant annoncé par la suite qu'il s'agissait en fait d'un des rares avions dont elle dispose, et non d'un appareil du régime. Il a été abattu par erreur par les insurgés.

La rébellion a par ailleurs affirmé s'être emparée de quatre blindés des forces pro-Kadhafi.

Selon un journaliste de l'AFP, des milliers de personnes fuyaient en journée la ville par le nord-ouest, causant d'importants embouteillages.

Des combats sont aussi rapportés depuis vendredi par des rebelles et des témoins dans plusieurs villes, notamment à Misrata et Ajdabiya, près de Benghazi.

Samedi, Misrata était toujours sous le feu de l'artillerie du régime Kadhafi. La ville, tenue par la rébellion, est privée d'eau courante, selon des témoins.
Un rebelle lybien à Benghazi

Photo: AFP/PATRICK BAZ

Un rebelle lybien à Benghazi le 18 mars 2011.
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Tripoli nie toute action militaire

Un porte-parole du gouvernement libyen a de son côté nié toute action militaire des forces de Kadhafi contre le fief des insurgés.

« ll n'y a aucune attaque d'aucune sorte sur Benghazi. Comme nous l'avons dit, nous respectons le cessez-le-feu et nous souhaitons la venue d'observateurs internationaux », a dit Moussa Ibrahim à Reuters.

Le régime accuse plutôt Al-Qaïda d'être derrière les affrontements à Benghazi.

Tripoli avance aussi que les rebelles auraient attaqué des forces loyales au régime dans la région d'Al Magrun, à environ 80 kilomètres au sud de Benghazi dans la nuit de vendredi à samedi.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Reuters et Associated Press

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La communauté internationale passe de la parole aux actes en Libye

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Le président français Nicolas Sarkozy a ouvert les hostilités contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, au nom de la communauté internationale.

Au terme d'une rencontre à Paris pour organiser les mesures à prendre pour faire respecter la résolution onusienne votée jeudi, le président Sakozy a annoncé que la France avait déployé des avions Rafales dans le ciel de Benghazi pour protéger les civils.

« D'ores et déjà, nos avions empêchent les attaques aériennes sur la ville » a dit le président français, précisant qu'ils étaient aussi prêts à « intervenir contre des blindés ».

La menace a d'ailleurs rapidement été mise à exécution : à peine deux heures plus tard, un avion français a ouvert le feu contre un véhicule militaire libyen.

Dans son allocution, le président Sarkozy a précisé que cette intervention, conforme au mandat inscrit dans la résolution 1973, a l'aval de pays arabes.

« Ensemble, nous avons décidé d'assurer l'application de la résolution du conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt des violences contre les populations civiles en Libye », a dit Nicolas Sarkozy.

Le président français a inscrit cette action dans le grand mouvement de révoltes qui secoue les pays arabes, souligné l'espoir qu'elles ont fait naître et le devoir de leur apporter aide et soutien.

Nous intervenons pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin.

— Nicolas Sarkozy

Au nom des pays représentés à la rencontre de Paris, il a enfin appelé Kadhafi a respecter l'intégralité de la résolution 1973 s'il souhaite une reprise des discussions.

La rencontre de Paris réunissait des dirigeants européens, arabes, africains et nord-américains.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, le premier ministre britannique David Cameron, le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel étaient notamment du nombre à Paris, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et le président de l'Union africaine, Jean Ping.

Le Qatar et plusieurs pays européens, dont la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège, devraient participer aux opérations militaires, aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne.
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Le Canada montera au front
Stephen Harper

Stephen Harper

Un peu plus tard, en conférence de presse, le premier ministre canadien a confirmé que des opérations aériennes internationales d'importance seront menées « très bientôt » en Libye.

M. Harper a admis que la mise en place de la zone d'exclusion aérienne était une affaire compliquée qui pourrait comprendre la perte de vies humaines. Il n'y a aucune garantie que des civils où des membres des Forces canadiennes, puissent éviter d'être blessés, a-t-il dit.

Stephen Harper a ajouté qu'un blocus naval était en place.

Plus tôt en journée, Ottawa a fait savoir par un porte-parole être favorable à une participation de ses six chasseurs CF-18 aux opérations. Mais les appareils, qui viennent d'arriver en Sicile, ne seront pas opérationnels avant deux jours.

Le rôle des États-Unis, favorables aux opérations, demeure a être défini.

Du Brésil où il s'entretenait avec son homologue Dilma Rousseff, le président Barack Obama s'est félicité de l'état de préparation de la coalition internationale, ajoutant que « les Libyens doivent être protégés ».

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a promis que Washington apportera « des capacités uniques » à l'effort militaire, sans plus de précisions.

Elle a par ailleurs qualifié de « cruciale » la participation de pays arabes aux opérations.

Voix dissidentes

La décision d'intervenir en Libye est lion de faire l'unanimité au sein de la communauté internationale.

La Russie a dit regretter l'intervention armée étrangère en Libye, a déclaré samedi Alexandre Loukachevitch, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a de son côté jugé « irresponsable » l'intervention armée internationale. Selon lui, l'intervention vise uniquement à s'emparer du pétrole libyen. Hugo Chavez a réclamé un cessez-le-feu immédiat.

Kadhafi continue de menacer

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a prévenu samedi Paris, Londres et l'ONU qu'ils regretteraient toute ingérence dans les affaires intérieures de la Libye, a rapporté un porte-parole du régime.

Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a quant à lui estimé qu'une intervention étrangère pousserait les voisins de la Libye à s'aller aux forces du colonel Mouammar Kadhafi.

« Si une attaque de l'étranger avait lieu ou une intervention étrangère, ce ne sont pas seulement les Libyens qui se battraient, mais vous verriez des Algériens, des Tunisiens, des Égyptiens... Tous, ils prendraient part aux combats sur le sol libyen », a déclaré M. Kaaim dans une entrevue à la BBC.

Il a par ailleurs soutenu que le régime avait respecté le cessez-le-feu qu'il avait annoncé. « La totalité des forces aériennes libyennes ne sont plus en activité, car nous respectons la résolution 1973 de l'ONU et le cessez-le-feu est réel, crédible et solide », a-t-il affirmé.

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ElBaradei bousculé devant un bureau de vote

Mohamed ElBaradei, candidat déclaré à la présidence en Égypte, a été bousculé samedi par une foule hostile et n'a pu entrer dans un bureau de vote pour participer au référendum constitutionnel.

« Nous ne voulons pas de toi, nous ne voulons pas de toi », a scandé un groupe de jeunes.

M. ElBaradei a été bousculé alors qu'il rejoignait la file d'attente pour voter. Il a été contraint de trouver refuge dans sa voiture sur laquelle des jeunes ont alors jeté des pierres.

Il a été atteint par au moins une pierre dans le dos et par des jets d'eau.

L'ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est prononcé contre les amendements à la Constitution.

Samedi, 45 millions d'Égyptiens doivent participer à un référendum sur un ensemble d'amendements constitutionnels proposés par le Conseil suprême des forces armées.

Le scrutin est le premier test important pour le processus de démocratisation du pays, un mois après le retrait du pouvoir du président Hosni Moubarak, le 11 février.

De longues files d'attente se sont formées devant de nombreux bureaux de vote du Caire, rapporte l'AFP. Elles tranchent avec l'abstention massive qui caractérisait les élections du temps du régime de Hosni Moubarak.

Les amendements sur lesquels se prononceront les Égyptiens ont été conçus pour faire en sorte que les prochaines élections législatives et présidentielles soient libres et justes. Ces mesures prévoient notamment d'ouvrir les scrutins aux candidats indépendants et d'opposition et restaureraient une supervision judiciaire des élections, afin de lutter contre la fraude.

Les amendements prévoient aussi une limite de deux mandats de quatre ans pour les futurs présidents.

Ce sont des juristes nommés par l'armée qui ont élaboré les amendements.

Un oui aux amendements lors du référendum paverait la voie à des élections parlementaires et présidentielles avant la fin de l'année.

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Nombreux appels à rejeter les amendements

Les amendements proposés rencontrent une farouche opposition d'une partie de la classe politique.

Mohamed ElBaradei a déclaré vendredi que le « miracle » de la révolution égyptienne devait être consolidé par un rejet des amendements constitutionnels soumis à un référendum.

Il juge que ces amendements ne portent que sur des « détails sans importance » et ne « s'attaquent pas aux pouvoirs discrétionnaires du président, ni aux règles de formation du gouvernement ».

M. ElBardei estime que « la plupart de ceux qui ont participé au déclenchement de la révolution vont dire "non" ».

La Coalition du 25-Janvier, le mouvement du 6-Avril ou le collectif Kefaya, qui étaient aux avant-postes pendant le soulèvement populaire, ont appelé à rejeter le projet qui ne répond pas selon eux aux revendications de la révolution.

« Les révolutions renversent les Constitutions. Cette insistance à organiser un référendum sur un document obsolète revient à vouloir effectuer une greffe d'organe sur un cadavre », estime Zakaria Abdelaziz, ancien président d'un influent club de juges.

Les opposants aux amendements estiment que la Constitution égyptienne doit être démantelée totalement et qu'un nouveau document doit être rédigé afin d'empêcher la prise du pouvoir par un dictateur.

Plusieurs milliers de personnes se sont d'ailleurs rassemblées vendredi dans le centre du Caire pour exprimer leur rejet des réformes proposées.

Pour leur part, les Frères musulmans font campagne pour l'adoption de ces changements constitutionnels. Ils avancent que les amendements permettraient de « passer d'une période de transition à une période de stabilité ».

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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État d'urgence et démission d'un ministre au Yémen

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Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a déclaré vendredi l'état d'urgence alors que son ministre du Tourisme, Nabil al-Faqih, a annoncé sa démission du Cabinet et s'est retiré du parti gouvernemental pour protester contre les actions des forces de sécurité.

La déclaration de l'état d'urgence s'accompagne d'une interdiction pour tout citoyen de porter une arme.

Le président yéménite a aussi fait part de sa tristesse par rapport à la fusillade qui a eu lieu vendredi. D'après lui, la police n'a pas tiré sur les manifestants et n'était même pas présente sur les lieux. Il soutient qu'il s'agirait d'une altercation entre citoyens et protestataires.
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Plus de 41 manifestants réclamant le départ du président Saleh ont été tués et 100 autres, blessés, lors de tirs à Sanaa, selon un bilan de sources médicales.

Selon l'Agence France-Presse, les forces de l'ordre ont commencé à tirer après la prière hebdomadaire, au moment où les manifestants tentaient de démanteler une barricade érigée pour bloquer la place principale de la capitale.

Un journaliste de l'AFP affirme que la police a même lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants.

Des témoins rapportent quant à eux que des partisans du régime ont ouvert le feu depuis les toits des habitations proches, visant les milliers de manifestants rassemblés sur la place de l'Université depuis le 21 février. « La plupart des blessés sont touchés par balle à la tête, au cou et à la poitrine », a déclaré un médecin à l'AFP.

Les protestataires scandaient des slogans comme « le peuple veut la chute du régime », brandissant des cartons jaunes. Cette journée avait été surnommée le « vendredi de l'avertissement » par un groupe de jeunes, dont une grande partie est au chômage.

Malgré la violente répression des forces gouvernementales, les manifestants maintiennent qu'ils ne cesseront pas leur mouvement de contestation tant que le président n'aura pas quitté le pouvoir.

Depuis janvier, les opposants au régime en place demandent la démission du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. M. Saleh a refusé de démissionner, tout en indiquant qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat aux élections de 2013.

Dimanche, de violents affrontements sont survenus entre les autorités et les manifestants, faisant un mort à Aden et des dizaines de blessés à Sanaa.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Reuters et Associated Press

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Côte d'Ivoire L'ONU évoque un crime contre l'humanité en Côte d'Ivoire

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La haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a exhorté les parties qui s'affrontent en Côte d'Ivoire à cesser les violences contre les civils, au lendemain de tirs d'obus qui ont fait une trentaine de morts.

« Je vois des civils pris dans ces combats entre deux individus autour de la question du vainqueur de l'élection » présidentielle de novembre, a affirmé Navi Pillay, faisant référence au président sortant Laurent Gbagbo et à son rival Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale.

« J'appelle les deux parties à arrêter l'usage de la violence contre des civils », a ajouté Mme Pillay qui a aussi évoqué d'un possible crime contre l'humanité, relativement à l'attaque aux tirs d'obus attribuée à des forces pro-Gbagbo, jeudi, à Abobo, fief électoral de Ouattara.

« Cela pourrait bien constituer un crime contre l'humanité, au regard des preuves flagrantes d'attaques contre les populations civiles » a-t-elle indiqué, confirmant les déclarations à Genève de son porte-parole, Rupert Colville.

Mercredi, l'organisation humanitaire Human Rights Watch avait déjà évoqué des crimes contre l'humanité commis par les forces pro-Gbagbo en Côte d'Ivoire.

Les États-Unis ont eux aussi dénoncé les attaques attribuées aux pro-Gbagbo et dont des « civils désarmés » font les frais. Ils ont demandé la « fin immédiate de ces brutalités ».

« La violence aveugle de Gbagbo contre des civils est intolérable. Tous les individus responsables d'avoir ordonné ou mené ces actes de haine devront répondre de leurs actes », a déclaré la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, dans un communiqué.

Mme Clinton a aussi clairement exprimé son soutien à Alassane Ouattara et a refusé d'attribuer une quelconque légitimité à Laurent Gbagbo. « Les affirmations de Gbabgo selon lesquelles il représente les Ivoiriens sont contredites par son refus de participer à la transition pacifique recommandée par l'Union africaine », a dénoncé la chef de la diplomatie de l'administration Obama.

« La rhétorique incendiaire de Gbagbo, notamment son récent appel aux civils à prendre les armes contre leurs compatriotes, contraste avec l'appel au calme et à la retenue du président Ouattara » a-t-elle ajouté.

Pour sa part, la France a affirmé souhaiter voir le Conseil de sécurité de l'ONU adopter une nouvelle série de sanctions contre le président sortant.

Par ailleurs, Laurent Gbagbo s'est dit prêt vendredi à un « dialogue » avec son rival Alassane Ouattara et a appelé les combattants du camp adverse à « déposer les armes ». Un appel immédiatement rejeté par le clan Ouattara.

Laurent Gbagbo a également exhorté les civils à aider ses forces à « neutraliser » des rebelles, renforçant la crainte d'une guerre civile sur tous les fronts.

Réagissant aussi pour la première fois officiellement au sommet de l'Union africaine du 10 mars à Addis Abeba, qui avait confirmé l'élection de M. Ouattara, M. Gbagbo a dit « prendre acte des cadres de discussion proposés » par l'UA.

Selon un communiqué lu par le porte-parole du gouvernement, Gbagbo « attend le haut représentant mandaté par l'institution pour envisager le schéma de dialogue interivoirien, seul gage de sortie pacifique de la crise, seul moyen pour préserver la sécurité des citoyens ».

La victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 28 novembre a été reconnue par la commission électorale ivoirienne et la communauté internationale. Validée par les Nations unies, elle a été rejetée par le Conseil constitutionnel, dirigé par un partisan de Laurent Gbagbo.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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Un peu d'espoir à la centrale de Fukushima

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