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dimanche, 18 septembre 2011

La chanteuse Cora Vaucaire est morte

La chanteuse Cora Vaucaire, 93 ans, grande interprète de Prévert ou Aragon, surnommée "la dame blanche de Saint-Germain-des-Prés", est morte dans la nuit de vendredi à samedi à Paris. D'après son amie et biographe Françoise Piazza, elle a été victime d'un malaise et les pompiers ne sont pas parvenus à la réanimer.

Cora Vaucaire était connue comme l'une des principales ambassadrices de la chanson "rive gauche" à partir des années 1950, défendant un répertoire sans concession, allant du Moyen-Age aux poètes contemporains comme Prévert, Aragon, ou Trénet. Trois fois couronnée par l'Académie Charles Cros, elle a été la première à enregistrer "Les feuilles mortes" de Prévert et Kosma.

Elle avait fait connaître Barbara ("Dis quand reviendras-tu ?"), Léo Ferré ("Les Forains"), ainsi que le Québécois Raymond Lévesque ("Quand les hommes vivront d'amour"). Au cinéma, elle immortalisa deux chansons : "La Complainte de la Butte" dans French cancan de Renoir en 1955 et "Trois petites notes de musique" dans Une aussi longue absence de Colpi (1960).

 

Née Geneviève Collin le 22 juillet 1918 à Marseille, fille d'un officier de marine breton, Cora Vaucaire fait ses débuts au théâtre à 16 ans, avant de préférer la chanson. Elle gagne plusieurs concours, et commence à se produire en 1945 dans les cabarets parisiens, l'Echelle de Jacob, puis l'Ecluse, l'Arlequin. Elle fidélise ensuite son public de fans lors de récitals intimistes donnés dans les petits théâtres à l'italienne, de l'Œuvre (1967) et de Montparnasse (1975).

La chanteuse multiplie les tournées à l'étranger, devenant célèbre au Japon, et la première chanteuse française à se produire en Albanie dans les années 80. L'âge venu, Cora Vaucaire revient sur scène dans un dépouillement au sommet de son art, se produisant pour la première fois et une unique soirée à l'Olympia (1991), puis au Déjazet (1992), et aux Bouffes du Nord (1999). Elle était veuve du parolier Michel Vaucaire.

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samedi, 17 septembre 2011

Accident mortel lors d'un show aérien dans le Nevada

Au moins deux personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées vendredi 16 septembre à Reno, dans le Nevada

Au moins deux personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées vendredi 16 septembre à Reno, dans le NevadaAP/Ward Howes

Au moins deux personnes ont été tuées et 54 blessées vendredi à Reno, dans le Nevada, lorsqu'un avion ancien participant à un meeting aérien s'est écrasé à proximité du public. Le bilan pourrait s'alourdir, selon plusieurs sources, et au moins seize personnes étaient dans un état critique.

Une vidéo amateur de l'accident, tournée depuis les tribunes, montre des gens au souffle coupé par l'effroi au moment où l'avion plonge verticalement vers le tarmac. "Je pense que le pilote a rabattu le manche dans les deux dernières secondes parce qu'il a vu les gradins et je dirais qu'il a sans doute sauvé 200 ou 300 vies", a déclaré Ben Cissell, témoin de l'accident, à la chaîne CNN. "C'est comme un massacre, comme si une bombe venait d'exploser", a raconté au Reno Gazette-Journal Gerald Lent, qui a lui aussi assisté à la scène. "Un type était coupé en deux, il y a du sang partout... Il y a des bras et des jambes...", a-t-il décrit.

LE PILOTE ÉTAIT ÂGÉ DE 74 ANS

Le pilote, Jimmy Leeward, selon toute vraisemblance décédé, était âgé de 74 ans et travaillait dans l'immobilier. Mike Houghton, le président de l'association de compétition aérienne de Reno, a écarté l'hypothèse que son âge, ait joué un rôle dans l'accident. "Tous ses dossiers médicaux étaient à jour (...) et Jimmy était un pilote qualifié, très expérimenté et doué", a-t-il affirmé.

Selon le porte-parole de l'événement – une course entre avions anciens –, le pilote de l'avion était dans son premier ou deuxième tour de course quand il a envoyé un appel de détresse avant de s'écraser. "Nous ne savons pas pourquoi il s'est écrasé. Le pilote a lancé un appel de détresse, il est sorti de la course, c'est ce qu'ils font quand il y a problème", a-t-il ajouté.

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mercredi, 14 septembre 2011

En 25 ans, la France a créé plus de 3 millions d’emplois : dans quels secteurs, à quels niveaux?

Avec un total de 25,7 millions d’emplois en moyenne sur la période 2007-2009, la France a créé 3,1 millions d'emplois en 25 ans. Ce sont très massivement les femmes qui ont profité de cette croissance. Elles sont en effet 2,9 millions de plus à avoir un emploi pour 200 000 des hommes: au global, 47% des emplois sont aujourd'hui occupées par des femmes contre 41% au début des années 80. Autre constante : ceux qui les occupent sont de plus en plus qualifiés. Ce sont quelques unes des conclusions de la passionnante étude que vient d’éditer le ministère du Travail et qui est intitulée « L’évolution des métiers en France depuis 25 ans ».

Au début des années 80, les téléphones n'avaient pas encore de touches.

UNE HAUSSE CONTINUE DU NIVEAU DE QUALIFICATIONS

Moins d’un quart des salariés possédaient le bac ou un brevet professionnel il y a 25 ans contre 50 % aujourd'hui. La part des salariés n’ayant obtenu aucun diplôme a logiquement connu elle exactement la courbe contraire mais en passant de 50 à 24%. La part des titulaires d’un CAP ou d’un BEP n’a elle guère bougé et est restée stable à 26%. C’est en fait la progression des diplômés de niveau bac+3 et plus qui est particulièrement spectaculaire puisqu’elle est passée de 6 % à 16 %.

Pour autant, l’étude du ministère du Travail note que « la structure des emplois par catégorie socioprofessionnelle n’a pas connu une évolution aussi rapide. Un décalage entre le niveau de diplôme et la catégorie de métier exercé a ainsi pu apparaître, pouvant conduire à observer de plus en plus fréquemment des situations où le salarié semble « sur-diplômé » par rapport à l’emploi qu’il occupe ». Sur diplômé et donc souvent déçu de sa trajectoire professionnelle.

Évolution entre 1982-1984 et 2007-2009 du pourcentage de salariés possédant un diplôme

Diplôme

1982-1984

2002-2007

2007-2009

Diplôme supérieur 6 14 16
Baccalauréat +2 ans 7 14 15
Bac, brevet professionnel ou équivalent 11 16 18
CAP, BEP ou autre diplôme équivalent 26 29 26
Aucun diplôme, CEP ou brevet des collèges 50 28 24

LES SECTEURS QUI ONT RECRUTE

Que ce soit dans le commerce, les services, l’administration, la santé ou encore l’éducation, les créations d’emploi se concentrent dans le large secteur des services qui occupe aujourd'hui 76% de la population active contre 65% au début des années 1980. En tout ce sont 4,8 millions d’emplois qui ont été créés dans le tertiaire dont plus de 2 millions de cadres et 1,32 millions dans les professions intermédiaires.

Les services progressent. En regardant de plus près les secteurs, c’est celui de la santé et de l’action sociale, culturelle et sportive qui a le plus créé d’emploi : plus d’un million à lui seul. Le nombre de médecins, dentistes, vétérinaires ou pharmaciens a ainsi explosé en passant de 208 000 à 366 000. La croissance du nombre d’aides à domicile et d’assistantes maternelles est encore plus spectaculaire. Elles étaient un peu plus de 330000 il y a 25 ans alors qu’elles sont 918 000 aujourd'hui.

Derrière la santé, ce sont les métiers de l’informatique et des télécommunications qui ont le plus fortement progressé avec 516 000 emplois (+295 000 en 25 ans). Ont également progressé les métiers de la gestion et de l’administration de l’entreprise (+703 000 soit 2, 5 millions de professionnels), les professions commerciales (+613 000 soir 2,7 millions). Derrière suivent la communication, l’information et les arts et spectacle (+265 000), l’enseignement et la formation (+240 000), les transports, la logistique et le tourisme (+238 000) et les études et recherche (+221 000).

En 2010 : les téléphones savent tout faire. Ou presque.

L’industrie régresse. Si les services progressent, les métiers industriels – c'est-à-dire en rapport avec « la conception, la réalisation d’un produit industriel ou la maintenance de machines » - n’en finissent pas eux de voir leurs effectifs régresser. En 25 ans, ce sont près de 615 000 emplois qui y ont disparu faisant passer ses effectifs de 4 millions à 3,4 millions.

Une baisse qui s’accompagne d’une spectaculaire hausse des qualifications. Le nombre d’ingénieurs et de cadres techniques da ainsi plus que doublé, passant de 105 000 à 227 000. Dans le même temps, la baisse du nombre d’ouvriers a, à elle seule, pratiquement représenté l’intégralité des baisses d’effectif du secteur en passant de 1,3 million à un peu moins de 580 000.

Les autres secteurs. Deux secteurs comportaient il y a 25 ans un peu plus de 1,9 million de professionnels : l’agriculture  d’un côté, le bâtiment et des travaux publics de l’autre. En un quart de siècle, le premier a vu ses effectifs chuter de moitié avec plus de 1 million d’emplois perdus alors que les effectifs du second restaient quasiment au même niveau.

source:lemonde.fr


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mercredi, 07 septembre 2011

Feu vert de l'Assemblée à l'aide à la Grèce et aux mesures de rigueur

Vue de l'hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris, en mars 2009.

Vue de l'hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris, en mars 2009.AFP/JOEL SAGET

L'Assemblée a approuvé mercredi 7 septembre l'aide à la Grèce et les premières mesures du plan de rigueur, rassemblées dans un collectif budgétaire, après un débat qui a mis le gouvernement sous la pression de sa majorité et vu l'opposition s'inquièter de l'évolution de la crise financière. Le texte doit maintenant être transmis au Sénat qui l'examinera jeudi.

Alors que les pires scénarios sont envisagés un peu partout en Europe sur la suite de la crise grecque, la France est le premier pays de la zone euro à donner son aval au plan de sauvetage mis au point le 21 juillet dernier.

En tout état de cause, l'application du plan d'aide à la Grèce ne pourra démarrer qu'en janvier 2012 étant donné le faible empressement de plusieurs pays de la zone euro à donner leur accord.

MESURES DU PLAN D'AIDE JUGÉES "INSUFFISANTES"

Les interventions des députés et le vote de l'accord se sont déroulés en quelques minutes à peine, dans un hémicycle quasiment vide.

Au ministre de l'Economie François Baroin qui avait prié, la veille, les députés de voter le plan d'aide "sans délai", l'ancien ministre PS du Budget Henri Emmanuelli a expliqué que les socialistes n'allaient "pas voter contre car il faut montrer notre solidarité à la Grèce". Mais, a-t-il dit, "j'émets des doutes très, très forts (...) car si les marchés sont si hiératiques, c'est qu'ils ont du mal à croire que le scénario du 21 juillet est applicable".

Pierre-Alain Muet (PS) a jugé "insuffisantes" les mesures du plan d'aide. "Il faut anticiper le jour où la spéculation va atteindre un grand pays, en dotant le Fonds de stabilité financière de davantage de moyens", a-t-il fait valoir.

Ce second plan grec prévoit notamment d'autoriser le Fonds européen de stabilité financière (FESF) à accorder des prêts de précaution à des pays qui seraient attaqués sur les marchés et à acheter de la dette souveraine, dans des circonstances exceptionnelles, pour soutenir les Etats en difficulté.

>> Le texte de l'accord entre les dirigeants de la zone euro (PDF, en français)

D'un montant total de 159 milliards d'euros, ce nouveau prêt sera financé à hauteur de 109 milliards par l'Europe et le FMI. Il sera abondé par une participation des banques et des assureurs européens allant jusqu'à 50 milliards d'euros. Ce plan d'aide suit un premier plan d'un montant de 110 milliards d'euros en 2010.

LES PREMIÈRES MESURES DU PLAN DE RIGUEUR CONFIRMÉES

Mais l'essentiel des débats dans l'hémicycle s'est concentré mardi et mercredi sur les premières mesures du plan de rigueur, annoncées fin août par le premier ministre, et qui doivent rapporter un milliard d'euros sur les 12 prévus d'ici 2012.

Les députés ont ainsi confirmé la suppression du relèvement du taux de TVA sur les parcs à thème qui reste donc à 5,5%, un sujet qui a semé la pagaille au sein de la majorité. "Tout a été dit sur cette question. L'histoire est derrière nous", a tranché François Baroin.

"La situation de la Grèce est toujours aussi dramatique et nous voilà pendant plusieurs heures focalisés sur un débat surréaliste sur la TVA des parcs à thème!", a raillé François de Rugy (Europe Ecologie-Les Verts).

Pour compenser pour partie la suppression de cette mesure, les députés ont décidé d'une taxe de 2% pour les nuitées d'un prix égal ou supérieur à 200 euros. La référence à une catégorie d'hôtel, quatre ou cinq étoiles comme l'avait prévu le gouvernement, a été supprimée.

Cette mesure "ne va pas mettre en péril l'économie de l'hôtellerie et du tourisme", a déclaré Gilles Carrez, rapporteur (UMP) du budget alors que certains députés de la majorité, comme Hervé Novelli, numéro deux de l'UMP et ex-secrétaire d'Etat au tourisme, jugent qu'elle nuit au secteur touristique.

Les députés ont également adopté un alourdissement de la taxation des mutuelles qui a suscité la colère de l'opposition. Le taux de la taxe spéciale sur les "contrats solidaires et responsables", qui représentent désormais la quasi-totalité des contrats proposés par les complémentaires santé, va passer de 3,5% à 7%.

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'Assemblée avait voté, au terme d'une longue discussion sur les modalités d'application, en faveur de l'exonération des plus-values immobilières des résidences secondaires au bout de 30 ans de détention du bien. La mesure n'entrera en vigueur qu'au 1er février 2012.

Pour compenser l'assouplissement de cette mesure par de nouvelles recettes, l'Assemblée a voté dans la matinée à l'unanimité, la suppression du bénéfice mondial consolidé, une niche fiscale dont ont largement bénéficié dans le passé Total et Vivendi.

Le Monde.fr avec AFP

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Sarkozy aux députés UMP : "On ne parle pas de rigueur"

Le président Nicolas Sarkozy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs au palais de l'Elysée, le 31 août 2011.

Le président Nicolas Sarkozy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs au palais de l'Elysée, le 31 août 2011.AFP/PHILIPPE WOJAZER

Nicolas Sarkozy s'est livré à une grande explication de la crise mondiale et de ses conséquences, mercredi 7 septembre, lors du déjeuner qui réunissait les députés UMP à l'Elysée.

Le chef de l'Etat, qui s'est efforcé de faire de la pédagogie – avec une pointe d'autosatisfaction – a d'abord souligné que "l'heure n'était pas à la campagne présidentielle". "Il y a des urgences et je suis au travail", a assuré le chef de l'Etat cité par des participants à ce déjeuner.

"ON NE PARLE PAS DE RIGUEUR"

Ensuite, le président de la République a clarifié sa position sur un des débats actuels de la majorité : "On ne parle pas de rigueur, a dit M. Sarkozy à ses troupes. La rigueur, c'est la baisse des prestations sociales et des salaires. Nous menons une politique de gestion rigoureuse, qui vise à baisser l'endettement de la France."

"Nous avons un objectif et une obligation : conserver le AAA [la note de la France pour les agences de notation]", a t-il insisté, selon des participants.

En réponse à ceux qui réclament plus de rigueur, M. Sarkozy a lancé : "Si on va plus loin dans cette approche, il y a des risques d'empêcher le retour de la croissance. Nous ne toucherons pas cette année à une réduction massive des dépenses publiques."

HARO SUR "LES NÉGOCIATIONS À L'UNANIMITÉ"

Le président de la République a poursuivi en faisant un développement au sujet de la régulation de l'économie mondiale : "A l'heure actuelle, le système patine. Les négociations à l'unanimité ne permettent pas d'être suffisamment réactifs." Le chef de l'Etat a alors pris en exemple la proposition de taxe sur les transactions financières.

"Si le G20 garde sa règle de négociation à l'unanimité, cela ne verra jamais le jour. Nous devons apprendre à fonctionner avec une règle majoritaire : je vais le proposer au G20 [qui aura lieu début septembre, à Cannes]", a plaidé M. Sarkozy, toujours selon des députés présents.

En conclusion de son exercice de pédagogie, M. Sarkozy a indiqué aux députés UMP qu'il se laissait du temps avant de décider de convoquer – ou non – le congrès pour inscrire "la règle d'or" budgétaire dans la Constitution. Le chef de l'Etat a renvoyé sa décision sur une éventuelle convocation du Congrès à "fin septembre", selon les élus. "Laissons le premier ministre faire ses consultations : il y a le temps de la pédagogie, le temps du débat, puis le temps des décisions", a-t-il justifié.
Patrick Roger

source lemonde.fr

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dimanche, 04 septembre 2011

Le sexe n'est pas que construction

Décidément, les sciences de la vie et de la Terre déplaisent aux conservateurs, de droite comme de gauche. Par leurs disciplines et leurs contenus, elles se trouvent en prise avec les grandes questions touchant à la modernité de nos sociétés, à la laïcité et à la sexualité, sans oublier l'avenir de l'espèce humaine, avec les problématiques de la biodiversité et du réchauffement climatique.

 

Au nom de mes collègues chercheurs, je salue la pertinence et le courage - en un mot le dévouement citoyen - de nos collègues de l'éducation nationale chargés des programmes, et toutes celles et tous ceux qui oeuvrent pour un enseignement de qualité en phase avec les avancées des connaissances et des questions de société.

Il y a deux ans, je m'étonnais que, dans la perspective des nouveaux programmes, les sciences de l'observation et de l'expérimentation disparaissaient des classes de 2de, alors que se profilait le sommet de Copenhague. Ce dernier n'a pas été une réussite, et on s'en est sorti un peu mieux pour les programmes.

La polémique autour des théories de l'évolution s'est considérablement apaisée depuis 2009 (année Darwin). Remarquons néanmoins que, si les prétentions scientifiques des créationnistes ne présentaient pas un réel danger en France, sa forme plus léchée - le "dessein intelligent" - continue de faire son chemin, trop de journaux et de magazines se complaisant dans l'exercice puéril du dénigrement des sciences. C'est encore plus affligeant à propos de l'évolution dite de l'homme, toujours conçue comme un schème finalisé, téléologique. Il serait temps de lire et de comprendre Claude Lévi-Strauss, Jacques Monod et Stephen Gould.

Dans l'évolution, c'est toujours l'homme qui pose problème, et les sciences humaines. La controverse est loin d'être simple, et je vais essayer d'être méthodique. D'un point de vue biologique et évolutif, les espèces les plus sexuées sont les mammifères et les oiseaux ; les espèces les plus complexes physiologiquement, éthologiquement, cognitivement et, bien sûr, dans la diversité des sexualités. (Le sexe de la plupart des reptiles se fixe en fonction de la température d'incubation et 10 % des espèces de poissons changent naturellement de sexe au cours de leur vie.)

Le sexe biologique est fortement déterminé par les chromosomes, sachant que les femelles sont XX (homogamiques) chez les mammifères et XY chez les mâles (hétérogamiques), tandis que c'est l'inverse chez les oiseaux, avec des femelles ZW et des mâles ZZ. Un très faible pourcentage d'individus naît avec différentes formes d'indéterminations sexuelles.

C'est là qu'une partie des sciences humaines pose problème. En raison d'un antibiologisme radical, elles refusent cette réalité biologique qui fait que nous sommes dans le groupe des espèces les plus déterminées biologiquement pour le sexe. C'est inepte d'un point de vue scientifique, stupide d'un point de vue philosophique et ouvert à toutes les idéologies. Par-delà le sexe (biologique), il y a la sexualité, c'est-à-dire la diversité et la plasticité des comportements qui amènent des individus à avoir des relations sexuelles. Heureusement, une partie des sciences humaines travaille avec l'anthropologie évolutionniste, notamment autour de la sexualité et de la construction sociale de l'identité sexuelle des individus.

Notre espèce se caractérise par une réceptivité sexuelle des femelles quasi permanente et un découplage entre l'acte sexuel et la reproduction, ce qu'on retrouve aussi chez les grands singes les plus proches de nous. La sexualité intervient dans les relations affectives, mais aussi dans les résolutions de conflits et dans des actes d'humiliation et de soumission. L'évolution nous a légué cette plasticité étho-cognitive et, par conséquent, l'éducation et les représentations sociales interviennent dans la construction de la sexualité, ce qu'on appelle le "genre" qui, contrairement au sexe biologique, n'est ni strictement féminin ni masculin.

L'hétérosexualité comme l'homosexualité ne sont ni des normes ni des anomalies. Cela fait partie du jeu des possibles de nos sexualités au cours de nos vies. Ce qui change, c'est le pourcentage de personnes qui choisissent ces diverses formes de sexualité, parfois pratiquées alternativement par des individus, ou changeant au cours de leur vie, le plus souvent en étant épanouis et dans l'affection partagée.

L'éthologie, l'anthropologie et la sociologie nous confirment qu'il n'y a là aucune dérive, et encore moins de dégénérescence. Combien de grands personnages de l'histoire - pour ne parler que de la société occidentale - sont connus par la diversité de leurs préférences sexuelles ? Et puis il y a la grande diversité des pratiques sexuelles, plus ou moins contrôlées, ritualisées, participant aux initiations parmi les centaines de cultures étudiées par les ethnologues. L'anthropologie culturelle a bien établi l'importance de la construction du genre, et il s'agit bien d'une théorie scientifique, comme celle de l'évolution, avec des concepts et des paradigmes confrontés aux observations, autrement dit aux faits sociaux (les travaux de Françoise Héritier).

Je m'oppose à toutes ces théories qui détournent les gender studies, avec pour seul argument imbécile d'affirmer qu'il n'y a pas de sexe biologique, et qui plient les observations faites dans la diversité des sociétés humaines et de grands singes pour dénaturer ou naturaliser - c'est selon - notre sexualité. Je comprends leurs revendications, mais elles ne sont pas du domaine des sciences. Pas plus que les créationnistes ou les conservatismes religieux, ces organisations et leurs motivations - aussi fondées soient-elles - n'ont pas leur légitimité en classe de sciences. Pour cela, il y a la politique, et j'invite tous les protagonistes à ne pas se tromper de terrain.

Rappelons que la France bénéficie d'un des enseignements les plus qualifiés autour de l'éducation sexuelle, et que, depuis plus de trente ans, ce sont toujours les mêmes qui s'y opposent pour des raisons conservatrices. Ces considérations n'ont rien à faire en classe de sciences d'une école laïque et républicaine. Par comparaison, il suffit de constater le taux ahurissant de jeunes filles mères aux Etats-Unis et les actions fascisantes contre l'avortement. Les puritanismes ne font que générer de la frustration et de la misère sexuelle et sociale.

Cet enseignement doit aussi évoluer, et pour deux raisons : premièrement, parce que nos connaissances sur le sexe, l'homme et l'évolution ont considérablement avancé et, deuxièmement, parce que nos sociétés connaissent des changements importants sur les formes de sexualité et de parenté (Maurice Godelier, Métamorphoses de la parenté, Fayard, 2004).

Il est tout à fait légitime que des élus s'intéressent aux contenus des programmes. Comme il s'agit de sciences, c'est le rôle des personnes compétentes d'en établir et d'en valider les contenus. Mais l'intervention des élus à l'encontre des connaissances scientifiques fondées sur des opinions politiques, philosophiques et/ou religieuses n'est pas légitime, même si cela devait leur déplaire en raison de leurs diverses convictions. Je comprends leurs valeurs, mais qui doivent respecter la plus grande de toutes dans nos sociétés modernes : la laïcité. En disant cela, je ne défends pas la science, mais bien la laïcité, et je suis heureux de telles controverses, qui placent l'école au coeur de nos débats citoyens.


 

 

Maître de conférences au Collège de France

Né en 1954, ce paléoanthropologue français

est l'auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques tournant autour de la question

"Qu'est-ce que l'humain ?".

Parmi ses derniers ouvrages : "Il était une fois la paléoanthropologie" (Odile Jacob, 2010).

 

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Numericable lance une offre mobile en illimité vers l'étranger

Le câblo-opérateur Numericable va lancer pour ses abonnés une offre mobile en illimité vers l'étranger à 10 euros par mois à compter du mois de septembre, une première alors que la guerre fait rage dans la téléphonie mobile.

"Alors que l'on peut observer une tendance à la baisse des coûts des communications en Europe et dans le monde, Numericable a négocié des accords avec les principaux opérateurs internationaux (Verizon, Swisscom, Telefonica, Cable and Wireless, Tata Communications...) afin de proposer un service mobile exclusif et inédit dans le monde", explique-t-il.

Cette offre sera disponible à compter du 19 septembre prochain et concerne les appels vers des téléphones fixes de plus de 100 pays sur cinq continents, mais aussi les téléphones fixes et mobiles vers les Etats-Unis, le Canada et la Chine, précise le groupe. Elle sera étendue courant octobre pour les appels vers le Maroc et l'Algérie pour les abonnés ayant souscrit l'option Maghreb.

Le câblo-opérateur avait déjà innové en mai dernier en proposant une offre de téléphonie mobile illimitée au tarif de 24,90 euros pour les clients particuliers Numericable, et 49,90 pour les autres.

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Procès Chirac : que peut décider le tribunal ?

Dans une lettre envoyée vendredi au président du tribunal, Jacques Chirac indique "son souhait de voir le procès aller à son terme" même s'il "n'a plus l'entière capacité de participer au déroulement des audiences".

Dans une lettre envoyée vendredi au président du tribunal, Jacques Chirac indique "son souhait de voir le procès aller à son terme" même s'il "n'a plus l'entière capacité de participer au déroulement des audiences".AFP/SEBASTIEN NOGIER

Le tribunal correctionnel de Paris, qui doit juger l'ancien président français Jacques Chirac à partir de lundi dans une affaire d'emplois fictifs, peut décider de tenir le procès sans lui ou de renvoyer les débats, en réponse à sa demande de se faire représenter par ses avocats.

Dans une lettre envoyée vendredi au président du tribunal, à laquelle était jointe son dossier médical, Jacques Chirac indique "son souhait de voir le procès aller à son terme" même s'il "n'a plus l'entière capacité de participer au déroulement des audiences", selon le communiqué de ses avocats.

  • La poursuite du procès sans Jacques Chirac

Le tribunal peut accéder à sa demande, selon l'article 411 du code de procédure pénale qui dit que "le prévenu peut, par lettre adressée au président du tribunal et qui sera jointe au dossier de la procédure, demander à être jugé en son absence en étant représenté au cours de l'audience par son avocat".

  • Une contre-expertise médicale

Avant de se décider, le tribunal peut demander une contre-expertise médicale. Jérôme Karsenti, avocat de l'association anti-corruption Anticor, partie civile au procès, estime que les résultats pourraient être connus très rapidement et que s'ils contredisaient le dossier médical envoyé par Jacques Chirac, "le tribunal pourrait exiger sa comparution". Il a d'ailleurs adressé samedi une demande au tribunal pour que Jacques Chirac comparaisse bien à son procès.

  • Le renvoi à une audience ultérieure

L'article 411 prévoit que "si le tribunal estime nécessaire la comparution personnelle du prévenu, il peut renvoyer l'affaire à une audience ultérieure en ordonnant cette comparution. Le procureur procède alors à une nouvelle citation du prévenu".

Un arrêt du 5 juin 1997 de la chambre criminelle de la Cour de cassation dit en outre que si l'état de santé du prévenu "le prive de l'exercice de ses facultés intellectuelles et l'empêche de communiquer avec son avocat", il y a lieu de "surseoir à statuer jusqu'à ce qu'il soit justifié que l'état de santé du demandeur lui permette de présenter sa défense (...)".

Cet arrêt portait cependant sur le cas d'un prévenu qui, après un accident vasculaire cérébral, "était atteint d'une hémiplégie avec aphasie complète", "ne pouvait ni parler ni écrire" et dont les avocats assuraient qu'ils ne pouvaient assurer sa défense "faute de pouvoir communiquer avec lui". Ce qui n'est pas le cas de Jacques Chirac.

Si le procès était renvoyé pour Jacques Chirac, qu'en serait-il de ses neuf coprévenus ? Le tribunal peut décider de renvoyer le procès de M. Chirac mais de juger ses coprévenus, ou un renvoi général s'il estime que les autres ne peuvent pas être jugés sans lui.

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Sarkozy abandonne la hausse de la TVA sur les entrées des parcs à thème affirme Raffarin

"Dans les incidents récents, je n'ai pas été l'agresseur. J'ai eu une conversation approfondie hier avec le président de la République", a déclaré Jean-Pierre Raffarin.

"Dans les incidents récents, je n'ai pas été l'agresseur. J'ai eu une conversation approfondie hier avec le président de la République", a déclaré Jean-Pierre Raffarin.AFP/LIONEL BONAVENTURE

L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin indique, samedi 3 septembre, que le président Nicolas Sarkozy lui a "confirmé" l'abandon de la hausse de la TVA sur les parcs à thème, au cours d'une "conversation approfondie" après sa demande de "clarification".

Accueilli à son arrivée au Campus UMP à Marseille par le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, qui l'a embrassé, M. Raffarin a assuré ne pas être "en colère" et qu'il participerait de nouveau aux petits-déjeuners hebdomadaires à l'Elysée autour du président "quand le processus de clarification sera achevé".

"Je voulais vous donner une information : je ne suis pas en colère. Je suis venu participer, dans l'unité, à la fête de l'UMP. Je suis là par amitié pour le secrétaire général en qui j'ai confiance et qui pour ma famille politique, est un bon rassembleur", a lancé le sénateur de la Vienne. "Dans les incidents récents, je n'ai pas été l'agresseur. J'ai eu une conversation approfondie hier avec le président de la République (...). Je pense que cette conversation répond à ma demande de clarification. Cette clarification est en marche, elle va s'organiser dans des prochaines étapes", a-t-il ajouté.

Lors du petit-déjeuner de la majorité de jeudi, Nicolas Sarkozy s'en est pris vivement au premier vice-président du Conseil national de l'UMP en l'accusant, en son absence, "d'irresponsabilité" dans ses critiques sur le relèvement à 19,6 % de la TVA sur les billets d'entrée des parcs à thème, avaient rapporté à l'AFP plusieurs responsables de l'UMP qui y participaient. Furieux, l'ex-premier ministre a demandé le lendemain sur son blog une "clarification" sur les attaques "brutales" du chef de l'Etat, et dans cette attente, a annoncé sa "mise en congé" du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité.

A Marseille, M. Raffarin a annoncé le retrait de la mesure sur les parcs à thème incluse dans le plan d'austérité présenté fin août par le premier ministre François Fillon.
"Je me réjouis du retrait du projet d'augmentation de la TVA sur les parcs à thème (...). Le président me l'a confirmé hier soir", a-t-il dit. Il a indiqué être venu présider le Conseil national (Parlement de l'UMP) "parce que mon combat en politique, c'est le respect". "C'est là où on débat plus qu'on s'injurie, c'est là où on s'écoute, c'est là où chacun peut s'exprimer dans la famille. C'est le lieu du libre débat", a-t-il asséné.

L'augmentation de la TVA sur les parcs à thème était une des mesures du plan de rigueur élaboré par le gouvernement pour réduire les déficits. Elle devait rapporter à l'Etat 90 millions d'euros. "Il faut interroger le gouvernement. Le plan Fillon est entre les mains du premier ministre, il aura l'occasion de s'exprimer sur le sujet", a répondu M. Raffarin.

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samedi, 03 septembre 2011

Raffarin, vedette du campus de Marseille

Bousculade, nuée de caméras, micros en pagaille : Jean-Pierre Raffarin s’est offert une arrivée de vedette, samedi 3 septembre, aux universités d’été de l’UMP, à Marseille. Avec l’air grave, mais la satisfaction de celui qui estime avoir gagné son bras de fer avec Nicolas Sarkozy, sur le projet gouvernemental de relever la TVA sur les parcs à thèmes.

Jean-Pierre Raffarin, vice président du conseil national de l'UMP samedi 3 septembre

Jean-Pierre Raffarin, vice président du conseil national de l'UMP samedi 3 septembre - Photo : Jean-Claude Coutausse Pour Le Monde

La veille, un message posté sur le blog de l’ancien premier ministre avait semé la pagaille dans le bonne ordonnancement de la fête de rentrée de l’UMP, théoriquement placée sous le sceau de l’unité, pour jouer le contraste avec les universités d’été de La Rochelle, dont l’UMP veut renvoyer l’image d’une gauche divisée entre candidats à la primaire pour la présidentielle de 2012. « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification. D’ici là, je me place en congé de cette instance », avait écrit le sénateur de la Vienne.

C’est une saillie, jeudi, du chef de l’Etat, devant les responsables de la majorité réunis, comme chaque semaine, à l’Elysée, qui avait mis le feu aux poudres. M. Sarkozy s’est emporté contre les déclarations « irresponsables » de M. Raffarin, qui venait de critiquer le projet gouvernemental. M. Raffarin, fervent promoteur du Futuroscope de Poitiers, défendait son territoire, et s’en est trouvé outragé.

Jean-Pierre Raffarin, vice président du conseil national de l'UMP samedi 3 septembre - Photo : Jean-Claude Coutausse Pour Le Monde

Jean-François Copé et Jean-Pierre Raffarin lors du campus 2011 de l'UMP samedi 3 septembre - Photo : Jean-Claude Coutausse Pour Le Monde

Samedi, il a répété aux caméras un discours minutieusement préparé. « Je l’ai croisé hier soir à l’hôtel, il cherchait ses mots », raconte un ministre. Pas question de reculer, sans pour autant jeter trop d’huile sur le feu… « Je voulais vous donner une information: je ne suis pas en colère. Je suis venu participer, dans l’unité, à la fête de l’UMP. Je suis là par amitié pour le secrétaire général en qui j’ai confiance et qui pour ma famille politique, est un bon rassembleur », a lancé le sénateur de la Vienne, sans nommer Nicolas Sarkozy. « Dans les incidents récents, je n’ai pas été l’agresseur. J’ai eu une conversation approfondie hier avec le président de la République (...). Je pense que cette conversation répond à ma demande de clarification. Cette clarification est en marche, elle va s’organiser dans des prochaines étapes », a-t-il ajouté.

ABANDON DU PROJET DE TVA SUR LES PARCS A THEME

Vendredi soir, M. Raffarin s’est entretenu avec le président de la République, qui lui a « confirmé » l’abandon du projet de relèvement de la TVA à 19,6% sur les billets d’entrée des parcs à thèmes. L’ancien premier ministre affirme qu’il reviendra au petit déjeuner de la majorité quand le « processus de clarification » avec le chef de l’Etat sera terminé…

A la tribune du Parc Chanot, à Marseille, M. Raffarin a retrouvé des accents lyriques pour célébrer « l’unité » de l’UMP « derrière Nicolas Sarkozy ». « Nous avons le meilleur candidat et nous n’avons pas besoin de la choisir par une primaire », a-t-il martelé, attaquant les universités d’été de La Rochelle, où « le parti socialiste a choisi le mauvais combat ». Sans oublier, toutefois, de petites piques: « De temps en temps, il peut y avoir des différences entre nous, veillons à ce que ces différences soient toujours exprimées dans le respect des uns et des autres. » Et d'ajouter: " Le défi de l'UMP est de faire vivre diversité et unité. Pour ça, nous choisissons le débat, pas l'injure". La veille, Lionnel Luca, l'un des ténors de la Droite polulaire, l'avait qualifié de "has been" et de "ringard".

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Crise des subprimes : la Société générale est le seul établissement français visé par la plainte américaine

Pour chacun des établissements visés, l'agence a chiffré le montant en dollars de ces titres vendus à Fannie et Freddie sur des périodes allant de août 2005 à janvier 2008. Pour la Société générale, le montant estimé est de 1,3 milliard de dollars.

Pour chacun des établissements visés, l'agence a chiffré le montant en dollars de ces titres vendus à Fannie et Freddie sur des périodes allant de août 2005 à janvier 2008. Pour la Société générale, le montant estimé est de 1,3 milliard de dollars.AFP/MARTIN BUREAU

Quatre ans après le début de la crise des subprimes – ces prêts hypothécaires octroyés à des ménages américains peu solvables –, qui a provoqué une crise financière puis une récession mondiales, les banques vont-elles payer pour leur implication ? Peut-être.

Vendredi 2 septembre, l'Agence fédérale de financement du logement (FHFA) a décidé de porter plainte à New York contre dix-sept banques et institutions financières pour des fraudes dans des titres adossés aux subprimes. Dix établissements américains et sept étrangers dont Goldman Sachs, JP Morgan, la Deutsche Bank, Crédit Suisse ou encore HSBC. La seule banque française visée est la Société générale. La FHFA leur reproche d'avoir menti sur certaines caractérisques de ces titres ou des prêts qu'ils regroupaient dedans.

L'objectif de la FHFA est de faire payer à ces établissements les pertes vertigineuses infligées aux deux géants Fannie Mae et Freddie Mac, véritable clé de voûte du crédit immobilier américain. Jumelles, Fannie et Freddie avaient été placées sous tutelle publique par l'administration Bush en septembre 2008, une semaine avant la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers.

A cette époque, elles détenaient ou garantissaient 45 % de l'encours du crédit immobilier américain : 31millions de prêts pour 5300 milliards de dollars. Au total, l'Etat a dû les renflouer à hauteur de 170milliards de dollars. "Les plaintes font état d'infractions à la loi fédérale régissant les actifs financiers et au droit dans la vente de titres adossés à des prêts hypothécaires résidentiels conçus par ces établissements", a précisé la FHFA dans un communiqué.

Pour chacun des établissements visés, l'agence a chiffré le montant en dollars de ces titres vendus à Fannie et Freddie sur des périodes allant de août 2005 à janvier 2008. Les montants s'échelonnent de 33 milliards de dollars pour le plus élevé (JP Morgan) à 550 millions pour General Electric (la maison mère de GE Capital). Pour la Société générale, le montant estimé est de 1,3 milliard de dollars.

Pour se défendre, les établissements visés ne devraient pas manquer de dire que Fannie Mae et Freddie Mac connaissaient très bien les risques liés à ces prêts.

source lemonde.fr

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Euro 2012 : la France sort victorieuse du piège albanais

Karim Benzema a été décisif pour les Bleus face à l'Albanie vendredi lors des éliminatoires à l'Euro 2012 (2-1).

Karim Benzema a été décisif pour les Bleus face à l'Albanie vendredi lors des éliminatoires à l'Euro 2012 (2-1).ASSOCIATED PRESS/Vadim Ghirda

Grâce à un bon début de match, l'équipe de France s'est imposée 2-1 en Albanie lors des éliminatoires de l'Euro 2012. Leader du groupe D avec 16 points, la France a cependant connu quelques frayeurs. Karim Benzema et Yann M'Vila ont marqué les deux buts victorieux. Ce court succès permet aux Bleus de prendre trois points d'avance sur la Bosnie, qui a gagné en Biélorussie (2-0).

ENTAME OFFENSIVE ET EFFICACE

Quelque peu taquiné par son sélectionneur Laurent Blanc, dans les jours précédant le déplacement des Bleus en Albanie, Franck Ribéry, motivé, donnait le ton d'entrée sur son côté gauche. Un tacle musclé du capitaine albanais Cana mettait un terme prématuré à sa belle accélération et offrait aux Français une première belle opportunité (2e). Le coup-franc de Samir Nasri, un autre joueur dont Blanc attend plus, ne donnait rien.

Mais devant une équipe locale très regroupée, les tricolores n'allaient pas tarder à se donner un peu d'air. Le néo-mancunien Nasri, en électron libre au milieu de terrain, n'hésitait pas à descendre assez bas chercher les ballons. Les latéraux français, Patrice Evra et Anthony Réveillère, préféré à Bacary Sagna, arpentaient leur couloir respectif pour essayer d'apporter le surnombre. Et c'est sur une percée d'Evra, que Benzema, buteur en réussite du Real Madrid, allait inscrire le premier but de la rencontre. L'ancien Lyonnais récupérait un ballon échoué en pleine surface avant de se mettre en position de frappe. Le geste du buteur, subit, trompait le gardien albanais, Ujkani (11e, 1-0).

Malgré une possession de balle intéressante et un bon comportement des hommes de devant, l'arrière-garde de l'équipe de France ne respirait cependant pas la sérénité. Et l'Albanie en profitait pour réagir dans la foulée de cette ouverture du score. Sur une glissade de Younès Kaboul, aligné en charnière centrale avec Eric Abidal, le très bon Salihi trouvait la barre transversale de Lloris (12e). Nantie de manieurs de ballon intéressants, l'équipe albanaise se montrait menaçante par moments. Mais une fois n'est pas coutume, les Bleus allaient faire preuve d'un réalisme terrible. Sur leur troisième tir de la soirée, les Français doublaient le score. Benzema éliminait un adversaire côté droit avant de servir en retrait Yann M'Vila dont le tir du plat du pied faisait mouche (17e, 2-0).

DES FLOTTEMENTS DANS LA DÉFENSE

Agressifs, adeptes d'un pressing constant, les joueurs albanais ne s'avouaient pas vaincus. Et Agolli inquiétait même Lloris d'une jolie frappe du droit. Le gardien lyonnais détournait en corner (31e). Les flottements de la défense française présagaient de certaines difficultés. Alors que l'animation offensive est en net progrès, Laurent Blanc a en effet encore du travail pour la rendre plus hermétique. Dès le retour des vestiaires, une nouvelle erreur de la défense centrale provoquait la réduction du score albanaise. Bogdani battait à bout portant et du pied gauche Hugo Lloris, qui ne pouvait que freiner le cuir (46e, 2-1).

Déboussolés, les Bleus ne parvenaient plus à imprimer leur marque sur la rencontre. Méconnaissable, la France subissait la fougue des coéquipiers de Çana. Et par deux fois l'Albanie frôlait l'égalisation. A la 59e minute, Vangjeli centrait côté gauche. Abidal renvoyait directement sur Bulku, dont le tir était heureusement repoussé par Lloris. La deuxième chance de l'Albanais passait largement au-dessus. Deux minutes après, la défense française était chahutée en pleine surface de réparation. Une faute sur Lloris mettait fin au danger.

La possession de balle était désormais clairement à l'avantage des Albanais. Ces derniers, contrairement à leurs adversaires du soir, ne bénéficiaient pas de la même efficacité. Impuissante devant les cages de Lloris, l'Albanie ne parvenait pas à recoller. Laurent Blanc lançait alors le Sochalien Marvin Martin à la place d'un Florent Malouda transparent. Sans lien de cause à effet, les tricolores se procuraient deux dernières belles occasions. Mais le poteau de Ujkani repoussait deux fois les tentatives de Kaboul (82e) et de Nasri (86e).

La France a souffert mais a préservé l'essentiel à Tirana. Mardi en Roumanie, il faudra faire preuve d'une plus grande maîtrise pour rapporter un résultat positif. La route vers l'Euro 2012 est à ce prix.

Anthony Hernandez

source:lemonde.fr

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